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Analyses et points de vue

Godé Mpoyi : pasteur-politicien prêt à vendre son pays pour une villa

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« Si je n’étais pas pasteur, je serais déjà à Goma pour soutenir les rebelles ».

Cette phrase, lâchée dans un accès de rage par Godé Mpoy, ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et prétendu « homme de Dieu », résume à elle seule la duplicité d’une élite congolaise qui place ses intérêts immobiliers au-dessus de la patrie.

La démolition de sa villa à Ngaliema a suffi à révéler le vrai visage de ce prétendu serviteur du peuple : un opportuniste prêt à brandir la menace de la rébellion pour défendre son patrimoine immobilier. Comment un homme qui se présente comme pasteur, économiste et « défenseur des entreprises publiques » peut-il menacer de rejoindre le RDF/M23, un mouvement responsable de tant de souffrances dans l’Est du pays ?

La réponse est simple : parce que pour lui, comme pour tant d’autres, la République n’est qu’un guichet automatique. Godé Mpoy n’est pas un cas isolé. Il incarne une génération de politiciens qui voient la nation comme un butin. Ces « élites » accumulent villas, comptes offshore et concessions minières tandis que le peuple crève de faim. Pire, quand on touche à leurs biens, ils brandissent la rébellion comme une ultime monnaie d’échange.

Quelle différence entre ces « dirigeants » et les seigneurs de guerre qu’ils prétendent combattre ? Aucune. Les uns pillent avec des kalachnikovs, les autres avec des décrets. Godé Mpoy, lui, utilise sa soutane comme un bouclier moral tout en maniant la menace comme un coupe-coupe. Sa prétendue maîtrise en en économie ? une simple excuse. La foi en « la parole »? un alibi.

Ironie du sort, ce même Godé Mpoy a écrit des livres sur « la rationalisation des entreprises publiques » et donné des leçons sur « l’inflation et les dépenses contraignantes » . Mais quand il s’agit de sa propre villa, les principes économiques volent en éclats. La « loi du marché » qu’il invoque pour justifier les prix des denrées ne s’applique apparemment pas aux terrains qu’il considère comme son dû.

Et que dire de son statut de pasteur ? L’Évangile prêche l’humilité, mais Mpoy préfère les déclarations incendiaires. Jésus chassait les marchands du Temple ; lui, il menace de rejoindre les marchands de morts pour récupérer son bien. La déclaration de Godé Mpoy n’est pas qu’un coup de gueule. C’est le symptôme d’un système pourri où les « élites » considèrent la nation comme une propriété privée.

Ces gens ne veulent pas la paix, car la paix signifie renoncer à leurs privilèges. Ils préfèrent la menace, le chantage, la violence latente – quitte à pactiser avec l’ennemi. Mais le peuple congolais n’est pas dupe. Un jour, les comptes seront rendus. Et ce jour-là, ni les diplômes universitaires , ni les sermons du dimanche ne sauveront ceux qui ont préféré leurs villas à leur pays. Heureusement qu’il est pasteur… Sinon, Goma aurait déjà un nouveau général.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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