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Ituri : 5 journalistes agressés à l’arrivée de la PM Judith Suminwa à Bunia

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Après l’étape de Goma, la cheffe du gouvernement congolais, Judith Suminwa Tuluka, est arrivée à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, ce samedi 23 novembre 2024. Entre défis et opportunités, à la tête d’une délégation gouvernementale, elle y arrive pour évaluer l’état de siège et s’assurer de la bonne exécution des mesures d’allegement fiscaux accordés aux opérateurs économiques.

Accueillie au pied de l’avion par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant général Luboya Nkashama Johnny, son arrivée intervient dans un contexte, où la province fait face à de nombreux défis liés à la situation sécuritaire.

Sur place, la Première ministre échange avec des couches de la population. Des rapports seront remontés au chef de l’État pour des mesures appropriées.

Pour certains, l’attente n’est pas la levée ou le maintien de l’état de siège mais plutôt le rétablissement de la paix et la sécurité.

Des journalistes agressés !

Au total, 5 journalistes œuvrant en Ituri ont été agressés ce samedi 24 novembre 2024, à l’accueil de la Première ministre Judith Suminwa au niveau de l’aéroport national de Murongo à Bunia. Une agression qui suscite la colère des chevaliers de la plume dans cette province sous état de siège.

Des éléments des services de sécurité présents à l’accueil de la cheffe du gouvernement congolais sont pointés du doigt pour cet acte d’agression physique et de déshonneur envers des journalistes. Ces derniers étaient pourtant en plein exercice de leur métier, ayant même obtenu préalablement une accréditation pour la cause.

Papy Kilongo de la Radio Sango Malamu (RTS), Saliboko Mangala, directeur de la Radio Merveille Bunia (RMB), Jospin Masumbuko de la Radio communautaire Maendeleo, Charlie Omba du média en ligne Ituri.cd et Rachidi Kudra de la Radio École de l’Université de Bunia ont vu cette couverture médiatique se tourner à un véritable cauchemar.

« Ce qui nous inquiète est le fait que ces militaires n’ont pas obtempéré à l’ordre du porte-parole… C’est vraiment décevant alors que nous avons passé toute l’avant-midi à l’aéroport », s’est indignée Charlie Omba.

David Ramazani, directeur du média en ligne Buniaactualite.cd, encourage de son côté les services de sécurité à « traiter dignement » les journalistes qui se sacrifient jour et nuit au péril de leurs vies dans la quête de l’information fiable dans une zone où la désinformation peut assombrir toute une province.

Condamnant cet acte, la structure Journaliste en Danger espère que les auteurs de cet acte seront punis. « Nous osons croire que cet acte ne restera pas impuni », espère Freddy Upar, répondant de JED en Ituri.

Aucune communication jusque-là du côté du gouvernement congolais ou encore de l’administration militaire sous état de siège de l’Ituri face à cet incident jusque-là documenté.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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