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Médias : Décès, à Kinshasa, de la journaliste Jemima Mogwo (RTNC) après son agression par des « Kulunas »

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Deux semaines après son agression par des jeunes hors-la-loi surnommés à Kinshasa « Kulunas », la présentatrice du journal de 23h00 à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), Jemima Diane Mogwo, a succombé des suites de ses graves blessures, ce dimanche 24 novembre 2024. Elle était internée à l’hôpital du Cinquantenaire, après une agression violente des délinquants sur l’avenue du 24 novembre en face même de cet hôpital. La nouvelle de son décès a été confirmée par les membres de sa famille à CONGOPROFOND.NET.

En effet, il convient de rappeler que c’était le mardi 12 novembre dernier aux alentours de 23H30 passé, que l’agression a eu lieu alors qu’elle revenait de la chaîne de télévision où elle a présenté le journal télévisé de 23H00.

Face à l’indisponibilité du bus de la RTNC, la journaliste a pris l’option de prendre une moto toute seule jusqu’à chez elle, dans la commune de Bandalungwa.

Après avoir dépassé l’entrée du camp Kokolo, la journaliste et son motard sont tombés dans un guet-apens tendu par une bande de kulunas. Sous la menace de ces hors-la-loi, visant particulièrement la moto, l’un des agresseurs va frapper durement la journaliste à la tête, près de l’œil. Écroulée par terre, Jemima Mogwo a même perdu connaissance.

C’est grâce à l’intervention courageuse d’un policier que la journaliste a été tirée des griffes de ces voleurs, puis amenée à l’hôpital du Camp Kokolo.

Informée de la situation, la hiérarchie de la RTNC a ordonné sa prise en charge dans un autre centre de santé plus équipé pour une meilleure prise en charge. Cependant, le pire n’a pas été évité.

CONGOPROFOND.NET présente toutes ses condoléances à sa famille professionnelle et biologique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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