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L’Inspection Générale des Finances : Une révélation à double tranchant

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Dans un climat déjà tendu où la transparence et la responsabilité financière sont plus que jamais sur le devant de la scène, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a récemment annoncé avec une fierté non dissimulée la récupération de 8 milliards de Francs Congolais, somme qu’elle qualifie de trop-perçu versé par le Ministère des Finances en faveur de la société Akula Africa.

Ce montant, destiné à la livraison de bulletins scolaires, soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. En effet, pourquoi est-on réduit à confier la production de simples bulletins scolaires à une société libanaise, lorsque l’on devrait pouvoir compter sur nos propres ressources nationales ? Qui aurait confié un tel marché lucratif à un sujet libanais ?

Il est impensable, en 2023, que la République Démocratique du Congo, une nation riche en ressources humaines et naturelles, doive se tourner vers une entreprise libanaise pour la fourniture de documents aussi élémentaires que des bulletins scolaires. Cette situation semble illustrer un complexe d’infériorité qui gangrène notre administration et certaines autorités.

Quelles sont les raisons profondes qui poussent nos autorités à préférer des opérateurs étrangers pour des services qui pourraient être fournis par des Congolais ? Cette question nous ramène à une réflexion plus large sur la dignité nationale et l’amour propre de notre pays. Loin de se contenter de cette situation alarmante, l’IGF devrait aussi se pencher sur les implications éthiques de telles décisions.

Peut-on vraiment croire que dans un monde où chaque nation essaie de promouvoir son propre développement économique, le Liban confierait un marché d’envergure à un entrepreneur congolais ? Cette absence de réciprocité ne fait que renforcer une image de la RDC comme une nation sans identité, sans fierté, et surtout, sans vision.

Ce qui est encore plus troublant, c’est le message que cela envoie aux investisseurs locaux et aux entrepreneurs congolais. Pourquoi s’engager dans des projets à long terme lorsque l’État lui-même choisit d’ignorer ses propres talents au profit d’intérêts étrangers ? La culture du court-termisme et de la facilité, qui semble régner dans notre administration.

Ce n’est pas seulement une faute économique, c’est une trahison du potentiel de notre pays. Il est temps que les autorités congolaises prennent conscience de l’urgence de cette situation. La fierté nationale et l’amour-propre ne se quantifient pas seulement par des chiffres sur un compte bancaire, mais par la capacité à faire confiance à nos propres citoyens et à investir dans notre avenir.

Les 8 milliards récupérés par l’IGF ne doivent pas servir d’excuse pour continuer à céder à la facilité et à la dépendance. Au contraire, ils devraient être le point de départ d’une réflexion profonde sur notre autonomie économique et notre dignité en tant que nation. Il est temps de revendiquer notre place sur la scène mondiale, non pas en tant que spectateurs, mais en tant qu’acteurs engagés et fiers de notre identité.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel

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Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple

Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.

Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.

À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Guerre dans l’Est : une nuance juridique

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.

Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.

Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.

Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.

Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.

Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.

« La démocratie, c’est la majorité »

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.

Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.

Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.

Une Constitution à refonder

Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.

À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.

Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.

Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.

Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.

Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique

À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.

Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.

Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale

Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.

L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État.  » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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