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La chute de la toiture de l’école de Turunga : Un bilan incertain et des questions cruciales
Le récent effondrement de la toiture d’un bâtiment scolaire à Turunga, dans la ville de Goma au Nord-Kivu, a provoqué une onde de choc non seulement parmi les élèves et le personnel enseignant, mais également au sein de la communauté et des autorités. Alors que les images de cet incident tragique circulent sur les réseaux sociaux, le bilan humain exact reste flou.
Ce drame soulève des interrogations pressantes sur l’état des infrastructures scolaires en République Démocratique du Congo, la responsabilité des autorités et la nécessité d’une action rapide pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Les circonstances précises ayant conduit à l’effondrement de la toiture ne sont pas encore clairement établies.
Les témoignages des témoins oculaires suggèrent que les élèves étaient présents au moment de l’accident, ce qui aggrave la gravité de la situation. Les premiers secours ont été mobilisés, mais les informations concernant d’éventuelles victimes restent vagues. Ce flou autour du bilan humain soulève des inquiétudes sur la transparence des informations fournies par les autorités locales.
Cet incident met en lumière un problème récurrent en RDC : l’état déplorable des infrastructures scolaires. Dans de nombreuses régions, les bâtiments sont vétustes, mal entretenus et souvent inadaptés aux conditions climatiques. À Turunga, comme dans d’autres localités, les écoles manquent cruellement de ressources, tant matérielles qu’humaines.
Les infrastructures doivent être sécurisées pour protéger l’avenir des enfants, et l’effondrement de la toiture de cette école est un appel urgent à l’action. La question de la responsabilité est au cœur du débat. Les autorités locales et nationales doivent être tenues responsables de la sécurité des établissements scolaires. Quelles mesures avaient été mises en place pour assurer la sécurité des élèves ?
Pourquoi cet incident tragique a-t-il pu se produire ? Les parents d’élèves, ainsi que la communauté, attendent des réponses claires et des actions concrètes. Il est impératif que les autorités prennent des mesures immédiates pour évaluer l’état des infrastructures scolaires dans toute la région et pour garantir que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Il est essentiel de mobiliser les ressources, tant nationales qu’internationales, pour rénover et sécuriser les infrastructures scolaires en RDC. La communauté internationale, ainsi que les ONG, doivent également être impliquées dans cette démarche. L’éducation est un droit fondamental et la sécurité des élèves ne doit jamais être compromise.
Les événements tragiques comme ceux de Turunga doivent servir de catalyseurs pour un changement systémique. La chute de la toiture de l’école de Turunga est un incident tragique qui soulève des questions cruciales sur l’état des infrastructures scolaires en RDC. Le manque de clarté sur le bilan humain ne doit pas occulter l’urgence d’une action collective pour améliorer la situation.
Les enfants congolais méritent des écoles sûres et adaptées, et il incombe à tous les acteurs, des autorités aux communautés, de travailler ensemble pour garantir leur sécurité et leur avenir. Ce drame doit être le point de départ d’une réflexion profonde sur l’éducation en RDC et sur les moyens d’assurer un environnement d’apprentissage sûr et propice.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
