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Assemblée nationale : le gouvernement Suminwa investi après le vote favorable de son programme d’actions
La nouvelle équipe gouvernementale de la République démocratique du Congo a été investie à l’Assemblée nationale au cours d’une plénière du mardi 11 à mercredi 12 juin 2024. La motion de son investiture a été lue et adoptée à l’unanimité par les élus nationaux.
L’investiture est intervenue après la présentation par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka du programme d’actions de son gouvernement.
Plusieurs députés nationaux de différents partis et regroupements politiques ont eu tout le temps d’apporter leurs observations, critiques, suggestions et de poser des questions sur ce programme, qui ont été répondues par la cheffe du gouvernement au cours de la plénière qui a duré plus de 11 heures.
Sur un total de 405 députés présents dans la salle, 397 ont voté pour l’adoption du programme, aucun n’a voté contre et 8 députés se sont abstenus.
« Au nom des honorables députés et au mien propre, je tiens à présenter sincères félicitations à madame la Première ministre, cheffe du gouvernement Suminwa Tuluka Judith et toute son équipe gouvernementale pour leur investiture et leur souhaite pleins succès dans l’exercice de leurs fonctions« , a dit le Président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe.
Le programme présenté ce jour se base sur les six engagements majeurs pris par le chef de l’État au profit du peuple à savoir: Créer plus d’emplois ; protéger et renforcer le pouvoir d’achat des ménages; mieux protéger le citoyen congolais ; construire une économie plus diversifiée et plus compétitive; assurer plus d’accès aux services de base, et enfin, renforcer l’efficacité des services publics.
Confiante que l’union fait la force, la première ministre a sollicité l’accompagnement de l’Assemblée nationale dans la mise en œuvre de ce programme d’actions pour le bien-être de la population congolaise.
« le Président de la république a fixé le cap avec ces six engagements, votre gouvernement les a éclatés en plusieurs axes d’un programme unique, il s’engage à travailler d’arrache-pied pour sa réalisation tout en comptant sur votre accompagnement et votre encadrement en tant qu’autorité budgétaire« , a déclaré Judith Suminwa.
Investis, les membres du gouvernement Suminwa s’apprêtent à procéder dans les heures qui suivent, aux remises-reprises avec ceux du gouvernement sortant.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
