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RDC : Le coût quinquennal du programme d’actions du nouveau gouvernement estimé à 92,9 milliards de dollars
Le coût du programme d’actions du gouvernement Suminwa Tuluka a été révélé ce mardi lors de la présentation dudit programme aux élus nationaux. Il s’élève à 277 066,2 milliards de francs congolais, soit 92,9 milliards de dollars américains.
Cette estimation en chiffres est pour une période de cinq ans. Le coût annuel moyen est donc de 55 413,2 milliards de francs congolais.
» En termes des opérations financières de l’Etat, le budget du Programme d’Actions du Gouvernement dégagera des déficits budgétaires annuels moyens de 9 603,6 milliards
de CDF complètement financés par des sources de financement saines. Dans le souci d’éviter le piège de l’endettement et divers retards de décaissement des partenaires de l’Etat, l’accroissement des ressources internes du budget de l’État et les économies liées à la rationalisation des dépenses sera au centre de la stratégie de financement du Programme d’Actions du Gouvernement », a fait savoir la Première ministre.
D’après madame la première ministre Judith Suminwa Tuluka, ce coût est totalement couvert par des ressources étatiques et non étatiques, du pouvoir central et des provinces ainsi que des Entités territoriales décentralisées.
À l’encroire, les partenariats publics-privés et/ou les échanges des ressources naturelles du pays continueraient à financer les grands projets industriels et infrastructurels.
Le coût de ce programme est réparti en pourcentage selon les six piliers retenus par le gouvernement à savoir :
Pilier 1. Créer plus d’emplois et protéger le pouvoir d’achat des ménages (30%)
Pilier 2. Protéger le territoire national et sécuriser les personnes et leurs biens (25%);
Pilier 3. Aménager le territoire national en vue d’une connectivité maximale (20℅);
Pilier 4. Garantir l’accès aux services de base (15%);
Pilier 5. Renforcer l’efficacité des services publics (5%) ;
Pilier 6. Gérer durablement et de manière responsable l’écosystème face aux changements climatiques (5%).
Toutefois, ce coût pourrait connaître des modifications après le débat parlementaire qui va s’engager après la présentation du programme. La plénière est en cours.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
