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Société

Kaniama Kasese : Nicolas Kazadi et Aimé Boji impressionnés par le travail abattu par le Service National 

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Le ministre d’État au Budget, Aimé Boji, et son homologue des Finances, Nicolas Kazadi, ont fait une descente à Kaniama Kasese afin de palper du doigt le travail réalisé par ce service d’intérêt général.  Une première pour les membres du gouvernement depuis la reprise en main de ce service rattaché à la présidence de la République sous la direction du général Kasongo Kabwik.

Justifiant la descente sur ce premier site de service national, le ministre Boji a indiqué qu’ils sont venus voir de leurs propres yeux ce qui se passe ici « parce qu’on a longtemps entendu parler et donner les moyens au Service National dirigé par le général Kasongo Kabwik ».

Puis d’ajouter :  » Il était question de venir se rendre compte sur place de ce qui se passe ici. Et nous sommes totalement impressionnés par tous ce qui se passe ici ».

Du centre d’instruction et d’encadrement au différents chantiers, en passant par l’atelier de menuiserie, Aimé Boni et Nicolas Kazadi ont palpé du doigt la transformation de ces jeunes autrefois mis sur le banc de la société.

Autant que son collègue, le ministre des Finances a fait savoir qu’il est impressionné par la qualité du travail.   » Ce n’est pas seulement produire du maïs, mais tout un écosystème. Récupérer notre jeunesse en difficulté, la former, produire des biens et des services différents du maïs : construire des bâtiments, des dortoirs, des écoles, des bancs, etc. Donc c’est plus que simplement produire du maïs. Donc nous devons regarder ça dans globalité. Nous devons lui donner les moyens pour aller encore plus loin et pour qu’il y ait d’autres expériences similaires qui se multiplient à travers le pays. Parce que là, c’est une réponse concrète et je dirais holistique ».

Notons que la saison de la récolte ayant touché à sa fin, les deux membres du gouvernement ont dû néanmoins se contenter de la présence de quelques tonnes de sacs de maïs encore visibles sur le site. La plus grande partie de la production est en plein évacuation vers le centre de consommation.

A en croire les administrateurs de ce service, la priorité des priorités demeure les hommes et femmes en uniformes, ainsi que leurs dépendants.

Au-delà des camps de Kinshasa et Lubumbashi, le service national ravitaille également la base de Kamina.

Il a aussi doté ses travailleurs du centre en lit « made in Kasese ».  » Les deux ministres, avant de nous quitter, ont visité le garage du Service National, désormais garnis par des engins tout neuf, un apport du président de la République, Félix Tshisekedi, qui depuis un temps fait du Service National son bras séculier dans la transformation de l’homme congolais.

Raïssa Kwadeba Biango/CONGOPROFOND.NET

Société

Entrepreneuriat féminin en RDC : Grâce Shako appelle les femmes à « oser agir sans attendre les conditions parfaites »

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Grâce Shako Kibushi, coordonnatrice de l’ONG Leadership de la Femme des Médias (LFM) et coach en leadership stratégique, a accordé, samedi 2 mai 2026, à Kinshasa, une interview à CONGOPROFOND.NET, autour du thème : « Comment l’entrepreneuriat contribue à l’émancipation économique des femmes ». Elle a appelé les femmes à prendre leur place sans demander la permission, les encourageant à oser entreprendre, à croire en elles et à ne plus attendre les conditions parfaites pour agir.

Journaliste de formation à l’UNISIC ex IFASIC, Grâce Shako Kibushi est également conférencière et consultante engagée en République démocratique du Congo. Depuis 2022, elle travaille dans les médias (radio et télévision) à Kinshasa et intervient comme conférencière sur le leadership féminin, les médias et l’engagement citoyen. Elle accompagne plusieurs organisations dans la gestion des projets liés aux droits des femmes et coordonne l’ONG Leadership de la Femme des Médias (LFM), qui promeut un journalisme sensible au genre.

Son engagement pour l’autonomisation des femmes et la justice sociale lui a valu, en 2023, le prix Mwasi Motomboli Mboka, d’où sa devise « le leadership n’est pas qu’une question de positionnement, mais d’influence. »

CONGOPROFOND : Est-ce que l’entrepreneuriat renforce la place des femmes dans la société ?

Grâce Shako : Franchement oui. Je ne parle pas de manière théorique. Je le vois tous les jours.

Une femme qui commence à entreprendre, même petit… déjà dans sa tête, il y a quelque chose qui change. Elle ne se voit plus de la même manière. Elle commence à prendre des décisions, à gérer, à négocier… et ça, ça change tout.

Et puis en RDC surtout, soyons honnêtes, quand une femme a de l’argent ou une activité qui tourne, son entourage ne la regarde plus pareil. Elle est plus écoutée. Même dans la famille.

Moi j’aime bien dire que l’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement gagner de l’argent… c’est aussi prendre sa place sans demander la permission.

CONGOPROFOND : Quelles qualités une femme doit avoir pour entreprendre ?

Grâce Shako : il y en a beaucoup. Mais si je dois parler simplement…Déjà, il faut être forte mentalement. Parce que ce n’est pas facile. Il y a des jours où rien ne marche.

Il faut aussi accepter d’apprendre. Beaucoup de femmes pensent qu’elles doivent déjà tout savoir avant de commencer… alors que non. Tu apprends en avançant. Et puis franchement… la confiance en soi. Ça, c’est un gros problème chez nous. Il y a des femmes très capables, mais elles doutent tellement qu’elles n’osent même pas se lancer.

Et aussi, il faut savoir demander de l’aide. Aller vers les aînés, vers celles et ceux qui ont déjà de l’expérience, qui ont déjà fait le chemin… chercher des conseils, des retours, même des corrections. Ça fait gagner du temps et ça évite beaucoup d’erreurs.

Et un point que moi je défends beaucoup, surtout avec mon ong LFM : savoir parler de ce que tu fais. Parce que tu peux avoir un bon projet… si personne ne sait que tu existes, ça ne sert à rien.

CONGOPROFOND : partant de votre expérience, quels peuvent être des obstacles en RDC ?

Grâce Shako : Il y en a beaucoup. Déjà, l’argent. Ça c’est clair. Accéder au financement, c’est compliqué. Mais moi je vais être honnête… ce n’est pas seulement ça le problème.

Il y a aussi le regard des autres. Une femme qui entreprend, on va toujours trouver quelque chose à dire : “elle est trop visible”, “elle néglige ceci”, “elle fait trop, elle se prends la tête, ce n’est pas la place d’une femme, elle dirige les hommes, etc… ce genre de stéréotypes

Et puis il y a le manque de réseau. Beaucoup de femmes sont seules dans leur coin. C’est pour ça que moi je crois beaucoup aux communautés. Quand tu es entourée, tu avances différemment. Tu as des infos, des opportunités, du soutien. Parce que seule… tu peux tenir un moment, mais tu t’épuises vite.

Propos recueillis par Suzanne Ngulandjoko

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