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Kintambo : Nancy Mbuyi sensibilise la population au processus électoral 

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En marge de la journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août de chaque année, Nancy Mbuyi, présidente de l’ONG « Aidons-nous vivants ASBL » a sensibilisé la population de Kintambo – l’une des communes de Kinshasa- sur le processus électoral qui se profile à l’horizon.

A travers cette initiative, la présidente de cette structure qui s’avère « apolitique » a exhorté ses membres à opérer un choix judicieux à tous les niveaux pour l’émergence de leur contrée et par-delà le pays. Elle s’est astreint à cet exercice au regard des difficultés constatées dans le chef de la population de Kintambo d’opérer de bons choix lors des précédentes élections.

« L’objectif était de voir avec la population congolaise comment booster leur engagement civique dans le sens où nous savons que bientôt, il y aura les élections de 2023. Par rapport à ça, nous voulons montrer aux jeunes et beaucoup plus à la population leur engagement : qu’est-ce qu’il qu’ils doivent faire pour que le vote soit utile par rapport au développement de notre pays. Nous avons vu comment la vision du président de la République est en train d’aller crescendo. Maintenant, on voulait montrer aux jeunes que c’est ce genre de personnes qui doivent être votées pour que nous puissions aller de l’avant avec le développement du pays », a confié Nancy Mbuyi à la presse.

La Présidente de cette ONG qui est dépourvue des ambitions aux différentes législatives envisage d’apporter son soutien à l’un des candidats  qui sera susceptible de prendre à bras le corps les desideratas de la population de Kintambo. Ce soutien, a-t-elle expliqué, se résumera par des conseils, analyses et diagnostics objectifs de vrais problèmes qui préoccupent la population.

Quid de l’ONG Aidons-nous vivants ?

« Aidons-nous vivants » est association qui a été créée en 2016 sous le nom de l’association pour l’encadrement des vulnérables. Elle s’est muée en 2021 pour devenir « Aidons nous vivants ». Elle intervient dans le domaine de l’environnement, la planification familiale, la santé de la reproduction et l’éducation sociale à la vie affective et sexuelle.

Luange Kalonda, Stagiaire de l’IFASIC 

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Lutte contre les flux financiers illicites : La RDC muscle son arsenal judiciaire avec le projet LuCOFFI

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La RD Congo intensifie sa riposte contre les flux financiers illicites. Sous l’impulsion du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, un ambitieux programme de renforcement des capacités a été lancé dans le cadre du projet LuCOFFI (Lutte contre les flux financiers illicites). Cette initiative, mise en œuvre avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ et financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), vise à renforcer durablement les compétences des autorités d’enquête et de poursuite dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

La RDC sous pression du GAFI

Depuis octobre 2022, la RDC est placée sous surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI) en raison de lacunes identifiées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Dans ce contexte, le projet LuCOFFI s’inscrit directement dans le plan d’action exigé par cette organisation internationale, notamment au titre du Résultat Immédiat 7, qui concerne le renforcement des capacités des institutions chargées des enquêtes financières. À la fin de l’année 2025, près de 64 % des activités prévues avaient déjà atteint un niveau d’exécution compris entre 80 et 100 %, marquant des avancées significatives dans la modernisation des outils et méthodes d’enquête.

Former un noyau d’experts nationaux

Au cœur du programme figure la formation des formateurs (Train-the-Trainer) organisée à Kinshasa du 23 au 27 février 2026. Cette session intensive de cinq jours a réuni des membres sélectionnés de l’UNICEP ainsi que des représentants de la CENAREF, avec pour objectif de constituer un noyau national d’experts capables de transmettre à leur tour les compétences acquises.

Les participants ont été initiés à l’utilisation du manuel de procédure en enquête financière parallèle, un outil méthodologique destiné à structurer les investigations financières et à mieux articuler celles-ci avec les enquêtes pénales classiques.

L’entrée des technologies analytiques dans les enquêtes

L’une des innovations majeures de cette initiative est l’introduction du logiciel Tovek, un outil d’analyse et de visualisation avancée capable de traiter d’importants volumes de données financières. Grâce à ses fonctionnalités de cartographie relationnelle et de détection de connexions cachées, ce logiciel permet d’identifier des réseaux financiers complexes et de retracer des flux suspects souvent dissimulés dans des structures opaques.

Des démonstrations pratiques ont permis aux enquêteurs congolais d’expérimenter l’application de cette technologie sur des cas simulés inspirés de situations réelles, notamment dans les secteurs minier et financier.

Vers une meilleure coordination des institutions

Au-delà de la formation, le projet LuCOFFI prévoit plusieurs activités complémentaires entre février et avril 2026. Celles-ci incluent la finalisation et la validation des outils d’enquête, la supervision d’enquêtes pilotes, l’organisation de voyages d’étude dans des juridictions partenaires ainsi que la tenue d’un atelier consacré aux leçons apprises.

L’objectif est d’améliorer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la lutte contre les flux financiers illicites et de consolider les mécanismes de coopération nationale et internationale.

Un pas vers la sortie de la surveillance internationale

La phase actuelle du projet marque une étape décisive dans la consolidation des réformes engagées par la RDC. La création d’un pool national de formateurs, l’introduction d’outils technologiques avancés et l’amélioration des mécanismes d’enquête devraient contribuer à renforcer l’efficacité du système judiciaire face aux crimes financiers.

La soumission du rapport final du projet, prévue en avril 2026, dressera le bilan des avancées et proposera une feuille de route pour la poursuite des réformes. À terme, ces efforts pourraient permettre à la RDC de satisfaire aux exigences du GAFI et de sortir progressivement de la liste des pays sous surveillance renforcée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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