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Nord-Kivu : Grande marche de la société civile, ce mercredi, à Goma pour soutenir les FARDC !
La ville touristique de Goma a connu une journée agitée ce mercredi 15 juin. A la base, la coordination urbaine de la société civile forces vives de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a appelé à une marche de soutien aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo engagées au front dans le territoire de Rutshuru contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.
Partie de l’avenue Felix Tshisekedi, ex entrée Présidentielle, pour chuter au rond-point Rutshuru, en passant par le gouvernorat de province, cette marche s’est inscrit également dans la logique de dénoncer le soutien des pays voisins à ce mouvement rebelle, principalement du Rwanda.
Tout a commencé à 7h30. Plusieurs acteurs de la société civile, des militants des partis politiques, mouvements citoyens et plusieurs autres couches de la société ont débuté la marche au rond-point entrée Président. Une foule de plusieurs centaines s’est dirigée vers le musée de Goma, siège des institutions provinciales, sous l’encadrement d’une centaine de policiers qui ont été déployés par l’autorité urbaine pour l’occasion.
Dans leur mémorandum déposé au gouvernorat de province, les manifestants ont dit « non » à toute négociation avec le Rwanda qui appuie militairement le mouvement terroriste du M23. Un groupe rebelle qui a intensifié des attaques contre l’armée congolaise depuis le 19 mai dernier dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo, près de Goma.
« Nous ne voulons pas de cette diplomatie à double couteau. Nous ne voulons pas faire de dialogue avec le Rwanda et l’Ouganda. Nous demandons au président de la République d’arrêter sans délai, la coopération avec l’armée ougandaise », a déclaré Marion Nghavo, président de la société civile de Goma lors de la lecture du mémorandum.
Notons que cette marche intervient alors que les combats viennent de reprendre ce mardi entre les FARDC et les M23 dans la cité de Bunagana, en territoire de Rutshuru, où l’on signale une progression de l’armée congolaise.
Plusieurs sources renseignent même que l’armée congolaise qui a réussi à déloger les rebelles du M23 de la zone entre Tchengerero et Bunagana. Même de la localité de Premidis occupée par les M23 est désormais contrôlée par les FARDC depuis le mardi 14 juin.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
