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Kasumbalesa : mention Aigle sur le képi à la base d’une vive tension entre jeunes de l’UNAFEC et l’UDPS !
La ville de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, a connu une vive tension le mercredi 15 juin 2022.
A la base de cette situation, des altercations entre les jeunes de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et ceux de l’unafec, deux partis politiques, membres de l’Union Sacrée au pouvoir.
Contactés par la rédaction du CONGOPROFOND. NET, plusieurs témoins parlent de la mention Aigle sur le képi d’un combattant de l’UDPS, fédération de kasumbalesa, qui serait la pomme de discorde.
Ayant requis l’anonymat, une source interrogée sur place nous a déclaré ce qui suit : » Un combattant de l’UDPS a été sérieusement tabassé par les combattants de l’unafec, qui l’accusent d’avoir utilisé la mention Aigle sur son chapeau « .
Aussi, a-t-il poursuivi, que : » C’est cet acte qui a provoqué une réaction violente de combattants de l’UDPS qui ont saccagé le siège de l’unafec, emportant tables et chaises « .
Soulignons que quelques blessés sont signalés de part et d’autre, la police a utilisé les tirs à balles réelles pour disperser les manifestants, mais sans succès.
En réaction, le Président Fédéral de l’UDPS, Gabriel Tshimanga, accuse l’UNAFEC d’être à la base de cette situation et invite en outre les combattants de son parti à ne plus céder à la provocation, mais de privilégier la paix, car l’UNAFEC est alliée de l’UDPS.
Pour l’instant, la situation est encore tendue au niveau du marché Kabulo, bastion de l’UNAFEC Kasumbalesa, avec la présence de la police qui tente de calmer la situation.
Joseph Malaba/Congoprofond
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
