Culture
Kinshasa : Les slameurs à l’honneur à la clôture de la Fête du Livre 2022
Débutée le samedi 5 février 2022 à l’Institut français de Kinshasa, la fête du livre a ouvert ses portes à la poésie slam, ce vendredi 11 février 2022.
Pour parler de cette discipline artistique si particulière, l’Institut français de Kinshasa a invité des artistes slameurs congolais comme panelistes. Dans le lot, Do Nsoseme Dora, Peter Komondua, Attiki Fann, venu de Brazzaville, ainsi que microMÉGA « le Verbivore ».
Des échanges fructueux autour de la poésie et des auteurs qui ont fait usage d’encres et d’oralité pour illuminer la sphère de la littérature.
Une projection a permis de visualiser les œuvres produites par les différents artistes invités. Ils ont ensuite répondu aux questions liées à leurs parcours et à leur faculté de produire des œuvres poétiques.
Pour la clôture de la fête du livre de Kinshasa en sa 8ème édition, les artistes slameurs seront à l’honneur pour couronner la cérémonie de remise du Prix Makomi et le Prix européen de la littérature africaine.
Peter Komondua, Fann Attiki, Do Nsoseme Dora et microMÉGA, nous donnent rendez-vous pour une scène de performance poétique, le samedi 12 février 2022 à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa à 18 heures.
Tim Katshabala/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
