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Urgent : Défao est décédé ce lundi à l’hôpital Laquintinie à Douala, à 62 ans, des suites de Covid-19

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La nouvelle est tombée cette nuit et à déjà fait le tour des réseaux sociaux. Le Général Def Defao, né François Lulendo Matumona le 31 décembre 1958 à Kinshasa, est mort décédé ce lundi 27 décembre 2021 (à 62 ans), Douala, Cameroun à l’hôpital Laquintinie des suites de Covid-19.

Une information confirmée par la plus grande radio culturelle doulaise, Balafon Média, qui précise même que la star de musique a été admise à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala à 21H40.

Auteur-compositeur-interprète de talent, cet artiste a un parcours musical typiquement congolais. Il débute dans la chanson en 1976, dans de petits groupes d’un quartier populeux de Kinshasa. Ses modèles se nomment, à l’époque, Papa Wemba, N’Yoka Longo, Gina Efonge et Evoloko, quatre chanteurs du groupe Zaïko des années 1970. Mais côté chant, celui auquel il s’identifie le plus est Tabu Ley Rochereau.

Débuts

La consécration arrive pour lui, cinq ans plus tard lorsqu’il intègre Le Grand Zaïko Wawa, du guitariste Félix Manuaku en 1981. Les Kinois découvrent alors un jeune chanteur élégant et, ce qui ne gâche rien, bon danseur.

De 1983 à 1991, il fait les beaux jours du groupe Choc Stars, aux côtés d’autres vedettes de la chanson congolaise, dont Bozi Boziana, Debaba Mbaki, Carlyto Lassa, etc. Il opte alors pour de fréquentes apparitions à la télévision, ce qui contribue à asseoir sa popularité. Son succès grandissant et son charisme inné le conduisent alors à entamer sa carrière solo.

Big Stars : la consécration

Depuis 1991, il a son propre groupe, Le Big Stars, comme pour s’assigner un objectif : devenir une grande star africaine. Que chacun dans son domaine fasse l’effort de réussir, lance-t-il.

Au cours des cinq premières années de Big Stars, Defao connaît une période très créative et productive, et a sorti au moins dix-sept albums, dont six sont arrivés sur le marché européen en 1995. Au cours des années 1990, il est reconnu comme artiste solo dans la même ligue que Papa Wemba, Koffi Olomidé, Bozi Boziana et Kester Emeneya. Bien qu’il ne vende toujours pas dans le monde entier la même quantité que Papa Wemba et Koffi Olomidé, sa popularité auprès des Congolais ne fait aucun doute. Cette popularité découle de sa voix, à la fois musicale et énergique. Ses chansons sont classiquement structurées dans le moule rumba-sébène en deux parties, et ses animations de danse sont éminemment sympathiques, sans être ouvertement prévisibles et fantaisistes.

Defao avait non seulement l’une des meilleures voix du Congo, mais il était sans aucun doute le meilleur danseur de toutes les grandes voix congolaises.

Œuvres

Il sort l’opus « Famille kikuta » en 1994, la chanson homonyme sera le numero un dans les Hits-Parades zaïrois. Le titre parle d’une femme abandonnée par son conjoint, qui tente de lui convaincre pour rentrer dans leur foyer. Après 1995, il prend du recul, avec deux nouveaux CD en 1996, un en 1997 et un en 1998, l’album « Copinage » avec la chanteuse Mbilia Bel. À côté de cet album, Defao et Big Stars accompagnent en 1989 également Zaksoba, un chanteur burkinabé, sur son CD Sensuel.

En 1999, Defao connaît une autre année très productive avec cinq sorties, dont les albums Tremblement de terre et La guerre de 100 ans. Cette production déséquilibrée indique un manque de conseils d’un bon manager, ce qui se reflète également dans son changement continu de producteur et de maison de disques. Parfois, il publie même des versions alternatives du même matériau sur différentes étiquettes.

En 2000, il dissout son groupe Big Star et passe une partie de l’été à Paris pour y enregistrer l’album « Nessy de London », avec une formation de musiciens parisiens. Avec l’aide de Nyboma Mwan Dido, Luciana De Mingongo, Wuta Mayi, Ballou Canta et Déesse Mukangi, Defao fait de nouveau, avec Nessy de London, un record fantastique.

Ensuite, le silence survient autour de Defao. On dit qu’il s’est mêlé à un malentendu politique tel que le président congolais de l’époque, Joseph Kabila, l’a empêché de jouer. Il déménage en Afrique de l’Est, et fait face à plusieurs difficultés dans le nouveau millénaire, allant des problèmes d’argent aux problèmes de visa. Ses fans doivent attendre 2006 — une longue période, inhabituelle dans le cas de Defao — pour le retrouver dans un nouvel album intitulé Nzombo le soir. Après encore quatre ans, ce CD est suivi de Pur encore en 2010. Outre le fait que l’album ne peut être téléchargé et n’est pas disponible en CD, celui-ci est également sujet à une qualité sonore assez médiocre. Cet étrange relâchement montre à nouveau que Defao a toujours des problèmes pour gérer sa carrière dans une direction qui peut vraiment capitaliser son grand talent. Cependant, Defao est revenu en 2012 avec « The Undertaker », suivi en 2016 par « Any Time ».

En 2019, Defao revient à Kinshasa, après 21 ans d’absence dans son pays natal. En studio et en supplémentaire en Afrique de l’Est avec Montana Kamenga, ce dernier revient à son mentor artistique pour de nouvelles collaborations.

Defao est décédé le 27 décembre 2021 à l’hôpital Laquintinie à Douala, à 62 ans, des suites au Covid-19.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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