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RDC: Fatshi a renoué avec ses «racines»

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«Apa nkuetu ku nzubu» ( ici c’est notre maison). C’est par cet rappel en langue Tshiluba, celle du Centre de la RDC, que Félix Antoine Tshisekedi a expliqué à ses frères et sœurs la raison de son arrivée, presque trois ans après sa prise de pouvoir, dans son fief d’origine.
«Je devais m’employer pour le combat contre l’insécurité qui sévit dans la partie Est du pays, tel que je l’avais promis, dans mon serment », a déclaré le Chef de l’Etat devant ses frères et sœurs de Kabeya Kamwanga. Avant de souligner que «je suis le vôtre, j’allais toujours finir par vous voir et vous entendre, écouter vos doléances».

D’emblée, il leur a dit qu’il n’ignorait pas Kabeya Kamwanga et ses
problèmes. Car, hormis qu’il en est originaire, il y était avec son père pendant sa relégation de 1981 à 1984. D’où, il connaît le terroir
par coeur et ses problèmes.

Comme aux Mbuji-Mayiens, il leur a demandé de ne pas se tourmenter, continuer à se lamenter parce qu’il est là et connaît leurs problèmes. Avant de marteler qu’il y trouvera des solutions appropriées.

Dans le cadre du programme de 145 territoires à lancer l’année prochaine, qui se pointe déjà à l’horizon, il sera construit à
Kabeya-Kamwanga des bâtiments administratifs, une école moderne digne
de ce nom, un hôpital moderne, ainsi que des infrastructures de base
telles les routes de desserte agricole qui font défaut sur l’ensemble de l’espace Grand Kasaï, situation à la base de la misère qui s’est installée dans cette contrée de la République.

Il n’a pas usé de langue de bois pour rappeler à l’intention de ses
frères et soeurs que l’ensemble du Kasaï est resté pendant des années victime des différents régimes qui se sont succédé. On faisait tout pour punir, bloquer le progrès économique dans cet espace central du pays pour des raisons inavouées. Mais, aujourd’hui, la situation étant débloquée, on ne doit plus continuer à se lamenter. Il faut seulement se mettre à travailler pour créer des richesses afin de remédier à la
misère. L’État mettra en place des mécanismes appropriés pour aider à
changer la situation.

Cette adresse s’est déroulée à Kabeya-Kamwanga centre, après sa
visite historique au village Mupompa de ses ancêtres, là où Étienne
Tshisekedi wa Mulumba fut relégué avec lui dans les années 80.

Il faut noter que c’est par le territoire de Kabeya-Kamuanga, terre
de ses ancêtres, que Félix Antoine Tshisekedi a ouvert le bal des
déplacements à l’intérieur de l’ex- province du Kasaï Oriental ayant
donné naissance à trois nouvelles provinces. A savoir : Kasaï
Oriental, Lomami et Sankuru.

Le Phare

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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