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Gestion des écoles publiques en RDC : l’Eglise Catholique prête à en découdre avec l’Etat !

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La grève des enseignants des écoles publiques, depuis le 04 octobre dernier, sur toute l’etendue de la République, risque de rendre exécrable le partenariat entre l’Etat et les associations signataires de la Convention.

Au cours d’un point de presse, organisé le vendredi 22 octobre 2021, l’Eglise Catholique est montée au créneau pour fustiger le comportement de l’Etat.

Ce dernier, pense l’Eglise Catholique, ne respecte pas ses engagements.  » Nous voudrions simplement rétablir la vérité. Si problème il y a, c’est du côté du Gouvernement qui ne respecte pas ses engagements « , a déclaré l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

Concernant la gestion des Ecoles Conventionnées Catholiques, l’abbé Donatien Nshole a affirmé que :  » Si l’Etat menace de retirer la gestion des écoles par l’Eglise, ça n’engage que lui « .

Il a poursuivi :  » Je vous mettrai au défi de vous donner prochainement les chiffres, l’argent sorti par les différentes congrégations, par des organes internes de l’Eglise pour construire des écoles, pas privées mais publiques. Si l’Etat pense mieux faire que l’Eglise, il est libre ».

Évoluant dans son argumentaire, le Secrétaire général de la Cenco avait souligné que l’Eglise restera avec ses bâtiments et en fera ce que bon lui semble, avant de conclure que ça ne sera pas une bonne décision parce que c’est la population qui va en pâtir.

Rappelons, pour conclure, qu’il existe, en République Démocratique du Congo, un partenariat entre l’Etat et les associations ( les Eglises).

Ce partenariat a été concrétisé depuis 1977 par la signature d’une convention pour la gestion des écoles publiques.

Cependant, l’actuelle grève des enseignants ouvre la voie à une escalade verbale entre acteurs et partenaires éducatifs.

Cela peut donner lieu à la conclusion que la situation n’est pas plausible dans le sous-secteur de l’EPST.

Le décor n’est-il pas planté pour la revisitation de cette Convention ? Ou encore, ne tendons-nous pas vers une rupture de collaboration entre l’Eglise Catholique uniquement et l’Etat, dans la gestion des écoles publiques ?

Il y a donc lieu de s’interroger sur l’avenir de ce partenariat entre l’Etat et les Eglises.

Qui vivra verra.

Jules KISEMA/ Congoprofond. net.

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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