À la Une
Halte à l’intox : Kibali Gold Mine est dans la légalité !
Présente en tant qu’entreprise à Durba depuis 2010, Kibali Gold Mine a toujours fait l’effort de satisfaire, tant soit peu, la population de Durba, en particulier, et de Watsa, en général, en cherchant à l’écouter et comprendre ses besoins afin que la vie en communauté ne soit pas une sorte de prison mais plutôt paisible. Autant il peut y avoir incompréhension parmi les membres d’une famille, Kibali et les habitants de Durba ne se sont peut-être pas compris en ce qui concerne le déguerpissement.
Après sensibilisation plusieurs jours et contrairement à ce que veuillent faire croire les ennemis du développement de la RDC, la population qui se trouve sur le site B devait comme convenu quitter le lieu pour aller sur le site aménagé par Kibali pour laisser l’espace à l’exploitation aurifère de ladite entreprise. A la surprise générale, au jour-J, quelques ménages n’avaient toujours pas quitté le lieu et les forces de l’ordre commises à ce travail les ont supplié de quitter le lieu avant de se mettre effectivement au travail.
Quant aux retardataires, une commission chargée de les identification a été mise en place à cet effet, afin qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier des avantages prévus.
Par ailleurs, suite à l’incompréhension entre les récalcitrants et les agents de l’ordre, l’opération de démolition a été suspendue sur ordre du gouverneur de la province du Haut-Uélé, Christophe Baseane Naanga, qui a privilégié le dialogue encore une fois de plus. « L’unique communication que je peux faire pour l’instant, c’est d’appeler tout le monde au calme. Que ce soit les services de l’ordre ou la population, nous les appelons à la retenue parce que de part et d’autre je reçois des appels et je venais d’ordonner que toutes les activités cessent pour que nous puissions empêcher d’éventuels débordements. Que Durba retrouve son calme. », a déclaré le gouverneur.
Pour rappel, la tension est montée ce matin de vendredi dans la cité minière de Durba en territoire de WATSA au moment où les forces de l’ordre avait lancé l’opération de démolition des constructions autour des périmètres miniers de la firme Kibali Gold Mine qui est dans ses droits et projette donc d’étendre ses exploitations de l’or comme le contrat le stipule.
A.N.
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
