Sécurité
Ituri : l’insécurité fait grimper le prix de transport en commun et du carburant !
Le transport en commun a augmenté de 50% depuis quelques jours sur le tronçon Komanda-Bunia, consécutivement à la hausse des prix du carburant et à l’insécurité grandissante dans la province de l’Ituri.
Selon l’Union nationale des agences de transport( UNATRA), les passagers qui déboursaient jadis 20 milles francs congolais, payent actuellement entre 40 et 60 milles francs. Cette structure de transport qui s’est confié à CONGOPROFOND.NET, ce vendredi 1 octobre, indique qu’en dehors de la hausse du prix d’un litre de carburant qui se vend désormais à 2300 francs congolais, les conducteurs et les usagers sont confrontés à la multiplicité des positions des FARDC.
Afin d’échapper aux menaces, ces conducteurs sont contraints de payer une somme d’argent entre les mains des éléments FARDC dans ces différentes positions. » *Nous sommes vraiment dans une totale désolation sur la route Luna-Komanda-Bunia. D’abord nous sommes confrontés à l’insécurité grandissante caractérisée par les attaques de nos véhicules. En dehors de ça, il y le prix du carburant, aujourd’hui un litre d’essence s’achète à 2300 FC. Donc, là nous sommes obligés de hausser le prix. Autre problème, ce sont les multiples positions de nos militaires. Nous payons quelque chose à chaque position, cela joue aussi à nos recettes* « , ont témoigné certains conducteurs.
Suite aux attaques répétées et des embuscades tendues par les forces démocratiques alliés (ADF) contre les usagers de cette route, certains conducteurs ne la fréquentent plus. Il sied de signaler que dans le but de sécuriser la population et leurs biens, l’armée a instauré un système de convoi sur le tronçon Luna-Komanda.
Nehemy Mbusa/ congoprofond.net
Sécurité
Haut-Katanga : la police annonce une enquête criminelle sur le double meurtre d’un géologue et son chauffeur
La Police nationale congolaise a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle après le double meurtre du géologue et homme d’affaires Dominique Sambwa et de son chauffeur, survenu sur l’axe routier Likasi-Kambove, dans la province du Haut-Katanga. Ce drame continue de susciter de vives réactions et une profonde indignation au sein de l’opinion publique.
Pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime et établir les responsabilités, les autorités sécuritaires se sont mobilisées. Des responsables de la police, des FARDC ainsi que d’autres services de sécurité se sont rendus sur le lieu du drame ce lundi 04 mai afin de constater les faits et de s’imprégner des premiers éléments de l’enquête.

Selon le porte-parole de la police, Charles Lwamba, le géologue Dominique Sambwa et son chauffeur ont été abattus par balles samedi 02 mai par des hommes armés non encore identifiés. L’attaque s’est produite à environ 18 kilomètres d’une carrière minière, dans la localité de Bungu-Bungu, alors qu’ils se dirigeaient vers Likasi.
Le drame s’est déroulé en pleine brousse, dans une zone où les conditions routières sont jugées précaires. Après leur arrivée, la police et la 22e région militaire ont procédé au constat des lieux et analysé les premiers éléments recueillis.
À cette occasion, le commissaire divisionnaire de la police a recommandé aux opérateurs économiques et aux personnalités exposées de solliciter l’escorte des forces de l’ordre lors de déplacements jugés sensibles, ou d’évaluer les risques avant d’entreprendre des voyages par route.
Selon lui, l’état dégradé de la route, caractérisé par de nombreux nids-de-poule et dos-d’âne naturels, aurait facilité l’attaque en contraignant le véhicule à ralentir.
« Tous les éléments étaient réunis pour favoriser l’assaillant. La route impose des ralentissements dont les criminels ont profité pour passer à l’acte. Une escorte sécuritaire aurait pu être envisagée dans le respect des conditions prévues par la loi », a déclaré le général Blaise Kilimbalimba, appelant la population à prendre au sérieux les alertes sécuritaires.
Sur les réseaux sociaux, ce double meurtre fait l’objet de nombreuses interprétations. Si certains appellent à laisser l’enquête établir les faits, d’autres avancent l’hypothèse d’un assassinat lié à des informations sensibles que la victime détiendrait sur des affaires de pillage des minerais du Katanga, évoquant notamment une plainte déjà déposée devant la justice belge.
Patient M. MBY
