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Le BCNUDH a noté une réduction des violations des droits humains de 14% au cours du dernier exercice en RDC

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Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, a co-animé, lundi, un point de presse avec son collègue des Droits humains, Albert-Fabrice Puela, autour de la gestion de droits humains dans les provinces sous le régime de l’état de siège, à savoir , l’Ituri et le Nord-Kivu. « Nous abordons un focus spécial axé sur les droits humains », a dit dans son introductif, le ministre de la Communication et médias, précisant que le ministre tutelle de ce secteur revient d’un séjour de travail de l’Est du pays, où il a pris contact avec tous les acteurs aussi bien les gouverneurs militaire, les notables que des personnalités de la société civile, etc.

En outre, indique une dépêche de l’ACP, le ministre Muyaya a évoqué dans son intervention, l’ordonnance présidentielle du 4 juillet dernier, portant création et désignation des animateurs du Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion sociale et communautaire (PDDRSC), à la suite de laquelle, l’on enregistre beaucoup de rééditions dans les camps des groupes armés, avant de définir le objectifs dudit programme : assurer la réintégration sociale et promouvoir la stabilité des anciens miliciens.

C’est dans le cadre de la lutte contre ces groupes terroristes, a-t-il relevé, la présence à Kinshasa, d’une équipe des forces spéciales américaines dont la mission est de collaborer avec le ministère de la Défense nationale et les Forces armées de la RDC (FARDC) pour une évaluation de notre stratégie de lutte pour combattre le terrorisme.

Prenant la parole, le ministre des droits humains, Fabrice Puela, a fait savoir que la crise remonte de plusieurs années, soulignant que le gouvernement du Premier ministre Jean- Michel Sama Lukonde est animé de la volonté de changer les choses, en vue de ramener la paix en RDC dans sa partie Est.

Il relève dans son intervention que des avancées significatives ont été réalisées dans le domaine de la gestion et de la promotion des droits humains dans les deux provinces précitées, en dépit de la réduction de certaines libertés individuelles et publiques liées au régime de l’état de siège.

Certes, a-t-il reconnu, qu’il y a eu du retard dans la transmission des dossiers auprès de différentes juridictions militaires, civiles et des tribunaux pour enfants, affirmant qu’à ce jour celles-ci fonctionnent pour la réduction des cas des violations des droits humains.

Dans son rapport, le Bureau des Nations Unies aux droits de l’homme a noté une réduction de 14% au cours du dernier exercice.

En outre, le ministre Puela a affirmé que des efforts pour une meilleure gestion des droits humains sont remarquables sur le terrain à la suite des ateliers de renforcement des capacités en faveur aussi bien des militaires, des policiers et des civils, les visites d’inspection des maisons carcérales, etc. Aussi, il a souhaité la réussite du processus mis en place pour une meilleure gestion des droits humains dans les deux provinces sous état de siège.

Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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