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Massacre de Yumbi: 79 accusés présentés à la Haute Cour Militaire, le prévenu Mayo toujours invisible

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La Haute Cour Militaire siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo a procédé, ce vendredi 07 août 2021, à l’identification des personnes accusées d’implication dans les massacres de Yumbi. Ceux-ci, convient-il de souligner, ont eu lieu vers fin 2018 dans cette région de Maï-Ndombe faisant plus de 535 morts, 111 blessés et 20.000 déplacés de guerre( Selon un rapport de Human Right Watch).

Les auteurs de ces massacres sont accusés de crimes contre l’humanité, meurtres, association des malfaiteurs, transfert forcé, déportation, usupartion des effets militaires, détention illégale des effets militaires, etc.

Il convient de noter que lors de cet exercice d’identification, un prévénu a déclaré ne pas reconnaitre Me Nsele Ngomba Alain, chef du collectif de la défense comme son avocat. « J’ai mon propre avocat qui n’est pas présent… », a-t-il déclaré.

Saisissant la balle au bond, un avocat de la partie civile a reclame à la Haute cour que les règles de l’art et la déontologie soient respectées, car il estime que Me Nsele ne devrait parler au nom d’un prevenu dont il n’a pas réçu mandant. L’avocat des prevénus réplique et appelle à l’appaisement, qualifiant cet aspect de « faux débat ».

Notons aussi dans le lot des prevénus, l’un d’eux en liberté provisoire, nommé Mayo, s’est absenté au motif qu’il serait malade mais il devait tout de même être là, explique le chef du collectif des prévénus. Les avocats de la partie civile, montant au créneau, ont dénoncé cette irregularité, mais une fois de plus Me Nsele Alain appelle à l’appaisement, rappelant à ses collègues qu’ils auront tout le temps de parler. Puis de rassurer la Cour que son client se presentera avant la fin de l’identification. Cependant, aucun signe de ce personnage de Mayo, pourtant annoncé sur moto, jusqu’à la fin de l’audience.

L’âge d’un prévénu pose problème

Les avocats de la défense ont accusé le Ministère Public de continuer les arrestations alors qu’il s’est deja désaisi de l’affaire et que l’un de ses clients est mineur.

Réplique du MP : » Si un Mr est mineur et qu’il s’est lancé dans les assassisats, il doit subir la rigueur de la loi devant son juge naturel. Quant aux arrestations, je vais continuer à arreter tous ceux qui sont cités, car Dura lex sed lex ».

La prochaine audience est fixée dans 2 semaines, soit le vendredi 20/08/2021.
Commencé à 12h30, l’audience s’est cloturée à 17h04′.

Dorcas Ntumba / Congoprofond.net

 

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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération

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L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.

Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.

Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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