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INAP: les 2 ailes protagonistes enfin réunifiées, pari gagné pour Lihau
Deux ailes de l’Intersyndicale nationale de l’Administration publique (INAP) ont signé, lundi à Kinshasa, un protocole d’accord de réunification et de réconciliation après 11 mois de conflit mettant fin à une crise persistante qui perturbait les activités de cette plate-forme syndicale, au cours d’une cérémonie présidée par le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, modernisation de l’administration, innovation des services publics, Jean-Pierre Lihau.
Le vice-Premier ministre Lihau s’est dit satisfait de son implication dans cette voie de pragmatisme et ce compromis, indiquant que cette réunification « historique » est célébrée en fraternité pour l’intérêt des agents et cadres de l’Administration publique.
Il les a félicités d’avoir accepté de mettre un terme à la division et l’incompréhension pour embrasser de nouveau le chemin de la confiance mutuelle après un moment de méfiance et de disputes.
« Vous voici réconciliées dans le même bateau qui désormais va prendre une seule direction », a-t-il dit en substance, ajoutant qu’il est sûr que ce bateau va les amener à bon port pour le respect de l’équité et la justice sociale.
Il a réaffirmé la volonté du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire de l’administration de la Nation une administration du développement du pays, dans le but de lui remettre les armes appropriées pour qu’elle s’affirme comme pilier « d’un Etat fort et solide ».
« Votre devoir est celui de retrouver la dignité et d’œuvrer pour l’équité afin que la Fonction publique retrouve sa place qui lui revient dans le fonctionnement de l’appareil administratif de l’Etat », a-t-il martelé.
« L’Administration publique doit être le socle du changement d’où partira le développement », a-t-il encore dit, avant de remercier le Président de la République de l’avoir nommé à ce poste qui lui a permis de mettre fin à cette crise qui a miné l’INAP et d’amener les deux parties à parler le même langage.
Le président du bureau élargi de l’INAP, Fidèle Kiyangi appartenant à la Confédération syndicale du Congo (CSC), a promis de ne ménager aucun effort pour accompagner le vice-Premier ministre Lihau dans le projet de la modernisation et de rajeunissement du personnel de l’Administration publique, avant de lui rassurer l’appui de l’INAP et de son comité.
Il a émis le vœu de travailler avec le vice-Premier ministre dans un esprit de dialogue gagnant-gagnant tout en affirmant sa détermination de porter un changement dans ce secteur.
Il a également sollicité l’implication du vice-Premier ministre dans l’organisation des élections syndicales dans un bref délai dans l’Administration publique, ce qui sera considéré comme son marketing politique, avant de le remercier pour sa détermination à obtenir cette réunification.
Les 60 membres de l’INAP se sont engagés d’appliquer de bonne foi ce protocole d’accord pour l’intérêt des agents et cadres de l’Etat, afin de poursuivre l’unité en partenariat avec le gouvernement de la République.
Il est à signaler que le bureau élargi est composé de 18 membres et comprend notamment Fidèle Kiyangi comme président national, MM Bienvenu Mulenda, Constant Lweteta respectivement 1er vice-président en charge des questions financières et 2ème vice-président en charge des questions administratives.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
