À la Une
Cour d’Appel de Kinshasa : Néron Mbungu débouté !
La Cour d’appel de Kinshasa vient de rendre son verdict relatif à la requête référée en suspension dirigée contre la résolution n. 001/APK/ PRES/GMK du 10 avril 2021 de l’Assemblée provinciale de kinshasa et la correspondance n°412/PRES/APK/GMK/04/2021. Néron Mbungu, le désormais ex-vice gouverneur depuis le 10 avril dernier, a attaqué la décision prise à l’issue de la plénière qui a examiné la motion de défiance lui adressée par l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Malheureusement, l’élu de Kisenso n’a pu obtenir gain de cause à l’issue de l’audience de la Cour d’appel tenue le 16 avril dernier.
Après débat et présentation des moyens de défense par les trois parties concernées, à savoir la ville de Kinshasa, l’Assemblée Provinciale de Kinshasa et Néron Mbungu, la requête de ce dernier est déclarée irrecevable.
Selon la Cour d’appel, la résolution de l’Assemblée provinciale de Kinshasa n’est pas un acte administratif qui peut-être traité par cette instance judiciaire.
Il faut souligner que certains députés provinciaux ont, eux aussi, déposé une plainte contre le bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa pour les mêmes raisons. Eux aussi ont échoué dans leur démarche pour les mêmes motifs avancées par la Cour d’appel. Il s’agit des députés Magloire Kabemba, Mukebayi, Mbonzi wa Mbonzi, Samy Kalonji, Shakob Woot, Jerry Dikala, Garry Mbow et Ruffin Bayabindu.
Pour rappel, c’est à la suite de sa sortie médiatique mettant en cause la gestion de son titulaire, Gentiny Ngobila Mbaka, que des députés provinciaux ont initié une motion contre Néron Mbungu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
