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Mystère sur la mort par noyade de Dezy Mbala à la rivière N’Djili ! 

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La journée du mardi 23 mars fut très mouvementée le long de la rivière N’DJILI suite à la mort, par noyade, d’un jeune garçon de 19 ans, répondant au nom de DEZY MBALA et résidant sur la rue KISALU n° 10 Quartier MONSENGWO, dans la commune de KIMBANSEKE.

L’incident a eu lieu aux environs de 11h, à quelques mètres de la carrière de sable appelée LIBANGA, en allant vers NDJILIBRASSERIE.

Les différents témoignages recueillissur place et qui se recoupent, affirment que le jeune DEZY venait de la résidence de ses parents et se rendait à la commune de KISENSO, notamment dans le quartier VERMAN où il avait rendez-vous avec son grand-frère et ce, accompagné de sa copine.

Avec cette dernière, ils sont montés à bord d’une pirogue, non loin de l’arrêt LIBANGA sur la route CECOMAF, pour regagner l’autre rive. Quelques minutes après le départ, le piroguier, qui semble-t-il était mineur, a fait coincer dans l’eau, par inadvertance et vu la montée des eaux, sa pagaie qui n’était qu’un bambou. La pirogue va donc se heurter contre le bambou coincé dans l’eau, provoquant un basculement et les deux passagers assis sur les deux cotés de la pirogue furent déséquilibrés.

Le jeune DEZY, cherchant à retrouver l’équilibre pour se sécuriser, à s’accrocher à sa compagne. Subitement, ils vont se retrouver, tous les deux dans l’eau.

La fille qui ne connait pas la nage, par miracle, a eu la vie sauve, en faisant preuve de courage avant d’être secourue par des bienfaiteurs.

Néanmoins, le jeune DEZY qui a l’habitude de se baigner au même endroit, s’était noyé. Il n’a pas eu le temps de se sauver parce qu’on ne l’avait plus revu, après leur tombée. Toutes les tentatives pour le retrouver étaient restées vaines.

Très émotionnée par cet événement, la fille a été accompagnée par des personnes de bonne volonté jusqu’à la famille de son ami DEZY, pour annoncer la mauvaise nouvelle. Pleurs et émotion avaient gagné du terrain au sein de la famille.

Descendus sur le lieu du drame, les membres de famille n’ont fait que pleurer.

Aucune trace de leur fils. Ils n’ont trouvé mieux que de faire des dépositions auprès des services de sécurité environnants, notamment les postes de police et le service des renseignements militaire du ressort, qui s’attèlent à des investigations en vue de découvrir la vérité et établir les responsabilités du drame.

Pour le moment, la pirogue avait été saisie par le service de sécurité qui cherche aussi à avoir la déposition de la fille, tandis que le piroguier et le propriétaire de la pirogue sont encore recherchés.

Pour la famille, l’heure était simplement à la recherche des voies et moyens pour retrouver le corps de leur fils, en vue de l’inhumer dignement.

Contre toute attente, la pluie abondante du mercredi 24 mars dernier, dans les après-midi, avait facilité les choses. La montée des eaux, le jeudi 25 mars matin, a fait remonter le corps à la surface.

Charrié par le courant d’eau, au vu et au su de tous, c’est précisément au niveau de la carrière appelée LIBANGA que le corps sans vie de DEZY MBALA sera repêché et ramené au bord de la rivière inondée.

Aussitôt tiré et déposé au sol par les piroguiers, les services de sécurité qui étaient témoins de l’événement, avaient saisi le procureur général près le Parquet Général de KINSHASA-N’DJILI, qui avait dépêché sur le lieu, un Inspecteur judiciaire pour constater le fait et autoriser la levée du corps.

 

Ayant reçu l’autorisation des autorités publiques, la famille a procédé à son inhumation immédiate, vu son état de décomposition, au cimetière de N’DJILI-BRASSERIE, aux alentours de midi.

 

A titre de rappel, cet incident dans la rivière N’DJILI n’est ni le premier, ni le dernier.

Plusieurs cas de mort par noyade sont recensés.

A titre d’exemple, deux jours avant l’incident de DEZY, un cas était signalé vers CECOMAF et peu avant son repêchage, deux cas vers N’DJILI-BRASSERIE.

 

Cette situation doit interpeller plus d’un Congolais, notamment les autorités du pays, étant donné que ce sont des vies humaines qui sont en péril dans ce coin de la capitale.

 

Beaucoup d’activités s’organisent le long de cette rivière et échappent à la réglementation. On ne fait que compter des morts. Les mouvements de personnes sont très importants. Les piroguiers qui assurent la traversée de gens ne sont soumis à aucun contrôle. Ils opèrent sans permis de navigation, ni expertise technique.

L’Etat doit prendre ses responsabilités pour mettre de l’ordre dans cette activité de piroguiers.

La création d’un Service approprié, au sein du Ministère de Transport et Voies de communication, pour s’occuper de ce secteur qui est abandonné entre les mains des individus, serait idéal et limiterait les dégâts.

 

Ce service pourrait avoir comme missions :

1. L’identification de toutes les pirogues assurant la traversée de personnes et de leurs biens, ainsi que leurs propriétaires, puis les immatriculer au besoin ;

2. L’attribution de permis de navigation sur base d’un critérium ;

3. La détermination des endroits et des moments appropriés à la traversée ;

4. Le sauvetage de victimes ;

5. La saisie de toutes les pirogues en mauvais état ;

6. La perception de taxes de l’Etat dues à cette activité ;

7. L’Etat congolais ferait aussi mieux de construire des passerelles, le long de la rivière, pour permettre à la population de traverser en toute sécurité, mieux vaut prévenir que guérir, dit-on.

 

Que la terre de nos ancêtres qui va ensevelir son corps, lui soit douce et légère.

Paix à son âme !

Jules KISEMA K.( C.P.)

 

 

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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