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Samy Badibanga : après la démission, bientôt le parachute doré !

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Samy Badibanga a démissionné de son poste de 1er vice-président du Sénat. L’annonce a été faite par Bahati Lukwebo, président du Sénat, ce vendredi 5 mars 2021.

À en croire le speaker de la Chambre haute,  qui s’est exprimé publiquement devant la presse, c’est pour « des raisons de convenance personnelle » que son premier collaborateur a rendu le tablier. Ce dernier se tenant lui-même à ses côtés !

Cependant, la pilule de cette démission-surprise n’arrive pas à passer dans la gorge de l’opinion, car le concerné vient d’être reconduit au Bureau du sénat, après s’être accroché mordicus à son siège alors que tous ses autres collègues étaient dégagés de gré ou de force.

Pour certains observateurs, cette démarche inhabituelle dans la classe politique congolaise est inspirée par la famille politique UDPS et son autorité morale dans l’objectif de calmer la colère et la déception du duo Bemba-Katumbi qui n’a pas trouvé gain de cause dans ce nouveau bureau du sénat version « Union sacrée de la nation ».

Pour d’autres, en prévision de la formation du prochain gouvernement dirigé par Sama Lukonde, Samy Badibanga ayant déjà reçu les garanties nécessaires pour se frayer une place, a allègrement répondu à l’idée de démissionner préalablement. D’ailleurs, plusieurs sources l’annoncent tantôt aux Affaires étrangères, tantôt à l’Intérieur.

Somme toute, cette décision de démissionner, très médiatisée, a tenté aujourd’hui de redorer l’image de cette chambre haute du parlement dont les nouveaux membres ont presque tous gagné une « guerre », sans réellement combattre! À vaincre sans péril, dit-on, on triomphe sans gloire.

Bientôt un parachute doré confortable

Démissionner semble honorable sous d’autres cieux, mais en RD Congo c’est généralement poussé. Lorsque c’est volontaire, donc la garantie d’obtenir un poste plus juteux est assurée. En clair, la démission d’un dirigeant d’une structure cotée est souvent accompagnée de golden parachute. Dossier à suivre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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