Connect with us

À la Une

Consultations Politiques : »le Grand Équateur veut la requalification de l’action de l’État » (Jacques Djoli)

Published

on

« Le Grand Équateur est venu voir le Président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi à son invitation pour partager directement avec lui le sens et la quintessence de sa dernière adresse à la nation. C’est autour de ce message important sur la requalification de l’action de l’État et la refondation de l’action gouvernementale que nous avons échangé avec le numéro Un congolais », a déclaré le député national Jacques Djoli qui s’est exprimé au nom de toute la délégation reçue jeudi 05 novembre 2020 au Palais de la nation dans le cadre des consultations présidentielles.

À la question de savoir la refondation de l’action gouvernementale peut aussi passer par la dissolution de la coalition FCC-CACH ou même de l’assemblée nationale, quel est vôtre point de vue ?

« Moi, je n’ai pas de point de vue, mais le Grand Équateur veut la requalification de l’action de l’État parce que sur les 8 points évoqués dans l’adresse du Chef de l’État, l’Equateur remarque que l’administration ne fonctionne pas, la territoriale ne fonctionne pas, la magistrature a des difficultés des réformes donc sur toutes ces questions, il est important que la nation puisse les redéfinir dans la cohésion et dans la cohérence », a répondu ce haut cadre du Mouvement de libération du Congo devant les chevaliers de la plume et du micro.

Répondant à la question de savoir si le Grand Équateur s’inscrivait directement dans la droite ligne de l’Union Sacrée de la nation voulue par le Chef de l’État ? Jacques Djoli estime que quelque soit le nom que vous vouliez donner, ce qui est important c’est la nation.

« S’agissant de la décision forte à prendre ce n’est pas aux députés ou sénateurs de la prendre, c’est au Chef de l’État de donner des orientations. Comme il l’a dit donc il consulte, et à la fin il donnera la ligne qui doit nous conduire dans le respect de la constitution », a ajouté le porte-parole de circonstance de cette forte délégation du Grand Équateur.

L’occasion faisant le larron, ces parlementaires et gouverneurs de l’espace Grand Équateur ont invité le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi à se rendre dans leurs provinces respectives où certaines depuis le départ du Maréchal Mobutu n’ont plus revu un Président de la République où un Premier Ministre.

« Nous avons lancé l’invitation au Président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi, depuis que le maréchal Mobutu est parti, il y a des parties de l’équateur comme la Tshuapa qui n’ont plus reçu un chef de l’État ni un Premier Ministre donc nous sommes une province plus au moins délaissée. Il est important que la nation puisse se retrouver autour de ses provinces », a-t-il conclu.

Parmi les personnalités qui composaient cette délégation, l’on peut citer Jacques Djoli, José Endundu, Guy Loando Mboyo, Caroline Bemba, le gouverneur du Nord et Sud Ubangi et tant d’autres.

 

 

 

 

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

Published

on

Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading