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Sud-Kivu : les députés provinciaux rejettent une interpellation contre le gouverneur
Les députés provinciaux de la province du Sud-Kivu ont rejeté l’interpellation initiée par leur collègue Homer Bulakali contre le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi, avec au menu 4 matières, entre autres, le dossier Minembwe, la spoliation des maisons de l’Etat… Sur 32 députés, seul son initiateur a voté pour. Les autres ont voté contre cette pétition.
« La procédure a été biaisée, parceque vous ne pouvez pas attaquer deux lièvres à la fois, vous attaquez le ministre provincial de l’Intérieur, vous attaquez le gouverneur, vous attaquez le ministre provincial des Finances, vous attaquez le ministre du Budget. Pour la question des finances, il y a un ministre provincial des Finances, pour la question de spoliation des maisons de l’Etat, il y a un ministre des Travaux publics, pour la question de sécurité, vous attaquez directement le gouverneur et le ministre provincial de l’Intérieur qui a dans ses attributions la sécurité… il faut comprendre que l’objet de l’interpellation doit comprendre une personne ciblée », explique Amani Kamanda, rapporteur de l’Assemblée provinciale.
Au cours de la plénière, des députés se sont senti gêner après des allégations selon lesquelles ils ont été corrompus. « Injurier un député, c’est injurier tous les députés, injurier un journaliste, c’est injurier tous les journalistes… Ce qui a chauffé les esprits, ce que les députés n’ont pas adhéré à l’idée de l’interpellateur parce qu’il a déplacé le langage a un tel niveau… Traitez les députés des corrompus, sans preuves, traitez les députés d’avoir participé à la distribution de l’argent sans preuve, c’est une diffamation », a ajouté Amani Kamanda Jacques.
L’initiateur de l’interpellation n’a baissé pas les bras et s’est assume : « Je vais les citer, je vais même présenter et dans mon téléphone vous verrez des appels des gens avec lesquels on ne parlent pas, mais qui sont venus et qui m’ont proposé quelques choses, je répète quelqu’un m’a proposé de prendre de l’argent et moi j’ai dit non, il a dit en ces termes, tu vas là, si on te propose de l’argent prends ça et moi j’ai dit non ».
Pendant ce temps, son interpellation a été rejetée par tous ses collègues faute de procédure et de forme.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
