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Prof André Mbata: «L’adhésion à l’Union Sacrée pour la Nation (USN) ne peut jamais faire perdre le mandat parlementaire à un Député national ou à un Sénateur».
Comme l’éminent constitutionnaliste l’a dit à plusieurs reprises: tout diplomé en droit n’est pas juriste et tout juriste n’est pas constitutionnaliste! La déclaration d’un avocat Député membre du Bureau de l’Assemblée nationale (Boniface Balamage) au sujet d’un Sénateur du FCC (Lola Kisanga) qui a choisi l’USN est une preuve éloquente du manque de maîtrise en droit constitutionnel au sein du FCC.
Les artisans de l’inanition de la Nation ne comprennent pas que l’article 110 in fine de la Constitution dispose que la perte du mandat parlementaire peut intervenir notamment lorsqu’un Député national ou un Sénateur quitte délibérément son parti politique durant la législature. Les parlementaires qui vont adhérer à l’USN, qui remplace la défunte coalition FCC-CACH, vont rester dans leurs partis politiques tout comme l’appartenance au FCC, un regroupement de fait sans personnalité juridique, n’avait pas fait perdre aux parlementaires du PPRD la qualité de membres de ce parti! Les parlementaires ne courent donc AUCUN RISQUE de perdre leurs mandats pour avoir adhéré à l’USN et ce, même s’ils étaient exclus de leurs partis. C’est bien qu’ils disent à présent défendre la Constitution qu’ils s’amusaient à violer pendant les dix-huit (18) ans de pouvoir de leur «Autorité morale». Au nom de l’Etat de droit, la Cour constitutionnelle et le Conseil d’Etat se tiennent prêts à corriger l’Assemblée nationale ou le Sénat qui se permettrait de déchoir un Député national ou un Sénateur qui aura adhéré à l’Union Sacrée pour la Nation».
Le Phare
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
