Actualité
Bukavu en émoi : des bandits armés arrachent la vie à 3 personnes !
Des personnes armées non identifiées ont arraché des vies à 3 hommes dans la seule nuit du 22 août 2020.
Selon la société civile locale, dans la commune de Kadutu, un cambiste a été tué chez lui à la maison après avoir été dépouillé de tout.
» La nuit du 22 au 23 août 2020 vers 2h du matin, les voleurs armés ont opéré au domicile de monsieur Essaie KABOYI exercant les activités de change à la place dite Carrefour dans la commune de KADUTU, Quartier KASALI, avenue Camps CINÉMA.
Ces malfaiteurs après l’avoir exigé de donner tous ce qu’il avait argents, téléphones et autres biens, ont tiré sur lui. Il est mort sur le champs, son corps à été conduit à la morgue de l’HGPB.
La même nuit les malfrats ont opéré dans le quartier Panzi mettant fin à la vie de deux personnes », dit Hypocrate Marume, président de la société civile/ commune de Kadutu.
La nouvelle est confirmée par les autorités locales.
Une autre victime parmi les tués est travailleur au quartier Cahi dans la commune d’Ibanda.
Notons qu’après avoir barricadé la route, la commune a pris en charge l’achat des cercueils et les obsèques de ces deux personnes.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
