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Linafoot Saison 2020-2021 : FC Blessing de JM Tshizainga a des dents longues !
Après avoir été récupérée par la Linafoot pour participer au prochain tournoi national (Saison 2020/2021) le Football Club Blessing, premier de la Ligue II dans zone centre-Sud, nourrit déjà des énormes ambitions pour sa première participation à la cour des grands.
En séjour à Kinshasa, le président-sponsor de cette équipe, Jean Marie Tshizainga, était ce mardi 07 juillet à l’hôtel Rotana face à la presse. Au coeur de l’entretien : définir les objectifs de son équipe.

Tout en remerciant le comité de gestion de la Linafoot qui a abattu un travail de titan pour remettre son équipe dans ses droits, en lieu et place de l’Etoile jaune, le président Tshizayinga a reconnu que c’est après des sacrifices et un travail arrassant que ses poulains et lui ont obtenu le ticket pour le championnat d’élite. » Nous avons amené une bataille de champ administratif afin de faire rectifier une erreur matérielle qui nous privait de notre droit. Nous saluons le professionnalisme et l’objectivité avec lesquels la commission de la Linafoot a traité notre recours, en ce moment où le monde traverse la crise sanitaire. Nous remercions également les clubs du centre sud qui ont apporté leur soutien tout au long de cette bataille administrative. Nous sommes conscients de cette difficile tâche qui nous attend en Ligue I, tant sur le plan sportif que sur plan financier et administratif », a-t-il dit.
D’ores et déjà, le FC Blessing refuse d’être figurant à la Ligue I. Il vise plutôt le maintien, avant de penser dans les années à venir comment jouer le poduim. Pour ça, Jean Marie Tshizainga promet de restructurer son équipe en partant du comité jusqu’à l’effectif des joueurs en passant par le staff technique.

« Nous avons décidé de nous mettre au travail dès à présent afin de faire honneur à la province du Lualuaba dont nous sommes le porte-étendard au niveau national. Dans les jours à venir, nous allons procéder à la restructuration du club à tous les niveaux. En allant du comité sportif, en passant par le staff technique jusqu’à l’effectif des joueurs. Nous ne serons pas figurants à la Ligue I, mais nous allons nous maintenir durablement avant de penser de jouer le rôle de premier plan », promet-il.
Jean Marie Tshizainga rassure que son équipe ne connaîtra pas de retard de matchs, bien qu’étant en quête de sponsors. » D’ici là, n’eût été la pandémie de Covid-19, Blessing devait déjà signer un contrat avec le FC Nantes de la Ligue I Française », a-t-il annoncé.
Notons que son staff technique est dirigé par un entraîneur franco-congolais, caoch Jean-Claude Lokolo. L’équipe a déjà ciblé 5 joueurs de Kinshasa dont 3 de New Jack, un gardien Brazzavilois et d’autres joueurs pour étoffer l’effectif enfin de lui permettre de réaliser ses ambitions.
Signalons par ailleurs que Jean Marie Tshizainga est également un grand donateur du FC Saint Eloi Lupopo. Il promet que son équipe ne sera pas dans les services de Lupopo pour faire des matchs en famille, mais « les résultats sur terrain vont démontrer le contraire ».
Notons qu’après avoir arrêté le championnat pour cause de COVID-19, la Ligue nationale de football avait d’abord qualifié l’Etoile jaune comme représentant de la zone centre-sud. C’est après recours que le FC Blessing a eu gain de cause depuis le 02 juillet dernier. Désormais, il y aura deux équipes de cette province après la montée la saison dernière du FC Simba.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
