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RDC/UE : le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic, et les ministres belge et français des Affaires étrangères sont arrivés ce lundi à Kinshasa

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Le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic,accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Défense du royaume de Belgique, Philippe Goffin, et son homologue français, Jean-Yves Le Drian, sont arrivés ce lundi 8 juin à Kinshasa. Un séjour qui s’inscrit dans le cadre d’un « pont aérien humanitaire » organisé par l’Union Européenne pour soutenir la lutte contre le coronavirus.

Les deux ministres et le commissaire ont été accueillis à 6 heures à l’aeroport international de N’Djili par la ministre des Affaires étrangères de la RDC. Ils se sont donc envolés dimanche soir de l’aéroport de Bruxelles à destination de la capitale de la RDC.

Le programme de ces hôtes renseigne une rencontre ce même lundi dans les après-midi avec le président congolais, Félix Tshisekedi.

Bien avant, ils seront reçus en audience à l’immeuble du gouvernement par le Premier ministre Sylvestre Ilunga IlunIlunga qui sera assisté de Gilbert Kankonde, vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et Affaires coutumières; Marie Tumba Nzeza, ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères; Eteni Longondo, ministre de la Santé publique ; Steve Mbikayi, ministre des Affaires humanitaires et Jean Jacques Muyembe, coordonateur du secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte contre la covid-19.

À midi, une visite est annoncée à l’INRB.

Il convient de noter que cette visite se poursuivra à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est du pays), sans le ministre belge Goffin. Ce dernier rentre déjà en Belgique ce soir par un vol de 18 heures.

Au total, trois vols ont été programmés vers la RDC, dans le cadre d’un effort conjoint entre la Commission européenne, la Belgique, la France et les organisations d’aide humanitaire, en coopération avec les autorités congolaises.

Ils transporteront à leur bord des travailleurs humanitaires et un total de 67 tonnes de fret humanitaire, comprenant des purificateurs d’eau, un soutien nutritionnel et des fournitures médicales générales.

D’autres fournitures sont également destinées à soutenir la lutte contre les coronavirus en RDC, en complément des efforts déployés par le ministère congolais de la Santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), conformément au plan d’intervention Covid-19 du pays.

La Commission européenne avait mis en place le 8 mai dernier ce qu’elle qualifie de « pont aérien humanitaire » vers certaines des zones les plus critiques au monde dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Cette approche s’appuie sur des contributions de l’ensemble des institutions de l’UE combinées avec des ressources mobilisées par les États membres et les établissements financiers de l’UE, dans ce qui est appelé la « Team Europe ». Depuis le début du mois de mai, l’UE a organisé quatre autres vols humanitaires par pont aérien – trois vers la République centrafricaine et un vers Sao Tomé-et-Principe. D’autres vols humanitaires européens sont prévus, la priorité étant accordée « aux pays africains dans lesquels la pandémie est susceptible d’aggraver les nombreuses crises humanitaires existantes

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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