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RDC/Kwango : le gouverneur JM Peti-Peti met en garde Ecobank
Le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-Peti, se dit préoccupé par les retards de paiement de salaires des fonctionnaires de sa province.
Dimanche dernier lors de sa conférence de presse qu’il a animée à son cabinet de travail à Kenge, Jean-Marie Peti-Peti a fait savoir, dans le cadre d’une question, que Ecobank se montre insouciante dans la paie des salaires des fonctionnaires de sa province et qu’il avait discuté à ce propos avec les responsables de l’agence de Kenge en vue de trouver une solution pour mettre fin aux multiples difficultés que connaissent les Kwangolais et taire les cris de détresse.

Il sied de signaler que la province a signé avec Ecobank et cette dernière, à son tour, a confiée le marché à Group Service (GS).
Les fonctionnaires de la province du Kwango se plaignent d’être payés en retard par cette structure bancaire et accusent le GS de soustraire plusieurs sommes sur leurs salaires.
Ne sachant à quel saint se vouer, ces fonctionnaires se plaignent dans la rue et les bruits de leurs cris de détresse débouchent sur les réseaux sociaux.

Devant les journalistes ce jour-là, JM Peti-Peti a expliqué que Ecobank est une banque commerciale qui cherche des intérêts indûs sur l’argent des fonctionnaires du Kwango.
JM Peti-Peti a assuré qu’il a donné un ultimatum à Groupe Service (GS) jusqu’à fin juin pour pouvoir régulariser la situation des arriérés des salaires des Kwangolais, faute de quoi il va résilier le contrat avec Ecobank et confier le marché à une autre banque plus crédible.
Pour JM Peti-Peti, une banque commerciale garde l’argent pour tourner avec et réaliser des bénéfices. D’où, « nous ne serons pas dupes jusqu’à ce point », a-t-il conclu.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
