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Les Jeux olympiques de Tokyo reportés en 2021, victimes du Coronavirus

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Confrontés à la pandémie de coronavirus, les JO de Tokyo n’ont pas pesé lourd… Initialement programmés en juin-juillet 2020, ils ont été officiellement reportés mardi à 2021, « au plus tard à l’été », une première en temps de paix pour les Jeux de l’ère moderne.

Auparavant seuls les deux conflits mondiaux du 20e siècle avaient entraîné le report technique puis l’annulation des Jeux, dont la première édition « moderne » remonte à 1896.

« Dans les circonstances actuelles et sur la base des informations fournies (mardi) par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le président du CIO et le premier ministre du Japon ont conclu que les Jeux olympiques de Tokyo doivent être reprogrammés après 2020 et au plus tard à l’été 2021, afin de sauvegarder la santé des sportifs et tous ceux impliqués dans les JO ainsi que la communauté internationale », a annoncé le CIO dans un communiqué.

Peu avant, à Tokyo, à l’issue d’une conférence téléphonique avec le président du CIO, Thomas Bach, le premier ministre japonais Shinzo Abe avait annoncé qu’il avait « proposé de reporter (les JO) d’environ un an » et que le président du CIO avait « accepté à 100 % ».

Ces Jeux olympiques, qui s’appelleront toujours JO-2020, seront « le témoignage de la défaite du virus » face à l’humanité, a lancé Shinzo Abe.

En attendant, le relais de la flamme olympique, qui devait débuter jeudi, a été lui aussi reporté.

« Protéger des vies »

C’est un énorme coup dur pour la ville de Tokyo et le Japon, qui se préparaient minutieusement depuis des années à accueillir le plus grand événement sportif de la planète du 24 juillet au 9 août, suivis des Paralympiques du 25 août au 6 septembre. Une malédiction des anneaux olympiques semble frapper la capitale japonaise, qui avait déjà dû renoncer il y a 80 ans à accueillir l’édition 1940.

Les conséquences vont être lourdes également pour l’économie japonaise cette année, mais aussi pour les différentes fédérations sportives. Mais l’impact financier « n’a pas été évoqué et n’est pas la priorité », a assuré Thomas Bach. « Il s’agit de protéger des vies », a-t-il affirmé.

Avant de s’y résoudre, les autorités japonaises et le CIO avaient été longtemps réticents à envisager officiellement de modifier le calendrier des JO.

Le CIO avait indiqué dimanche qu’il se donnait quatre semaines pour prendre une décision mais la pression d’athlètes, puis de fédérations sportives nationales et internationales, devenait de jour en jour plus forte avec la propagation inexorable du coronavirus, apparu en Chine fin 2019 et qui sévit désormais massivement ailleurs dans le monde, notamment en Europe.

Cette décision sans précédent, qui va entraîner un grand chamboule-tout du calendrier sportif à travers le monde, a été bien accueillie par la plupart des acteurs du sport, dont certains avaient vivement critiqué l’attentisme du CIO.

Du répit pour les athlètes

La très puissante fédération internationale d’athlétisme, sport numéro un aux JO, a « salué » mardi cette décision, qui permet selon elle de donner « du répit et de la clarté dans cette situation inédite et incertaine ».

Son président Sebastian Coe, qui avait pris clairement position, estimant qu’organiser les Jeux cet été n’était « ni faisable ni souhaitable », avait déjà indiqué lundi qu’il était prêt à reporter d’un an les Mondiaux prévus à Eugene (Oregon) à l’été 2021.

Le comité national olympique allemand s’est félicité d’une décision « juste et d’une importance énorme ». Les Britanniques ont de leur côté reconnu que le CIO « n’avait pas d’autre option dans les conditions actuelles que de prendre cette décision », tandis que le comité français a estimé que le report était « probablement la meilleure des options ».

Cette annonce intervient alors que la plupart des compétitions sportives sont à l’arrêt sur l’ensemble des continents, où plus d’un milliard de personnes doivent rester chez elles, avec des mesures de confinement souvent drastiques.

Le coronavirus COVID-19 a fait au moins 16 961 morts dans le monde depuis son apparition en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 11 h 00 GMT.

Plus de 386 350 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 175 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

Au-delà des questions de santé, la pandémie actuelle de coronavirus pose d’énormes difficultés pour les sportifs qui ne peuvent ni s’entraîner en vue des JO, ni même, dans un certain nombre de disciplines, tenter de se qualifier, faute de compétition.

Un report d’un événement aussi gigantesque est toutefois une « opération très complexe », a prévenu samedi le président du CIO, Thomas Bach, dans un entretien avec le média régional allemand SWR. « Reporter les Jeux olympiques n’est pas comme décaler un match de football au samedi suivant ». Voilà le défi auquel le CIO et le Comité organisateur vont devoir s’atteler.

Ledevoirs.com

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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