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Kinshasa : « Telema Mwana Mapinga » déterminé à passer la nuit à la belle étoile afin de rencontrer Fatshi
L’Association sans but lucratif “TELEMA MUANA YA MAPINGA”(TMM), qui réunit en son sein les enfants des militaires et des policiers, était en sit-in devant les bureaux du chef de l’État à l’Union Africaine ( Mont-Ngaliema), ce vendredi 7 février 2020. Objectif : toujours manifester contre les inégalités sociales dont ils se sentent victimes.
Une centaine de personnes, enfants, mamans et papas de cette ASBL étaient présents avec des banderoles, calicots et autres matériaux avec des nombreux écrits tels que : « Non aux inégalités sociales ! Les dépendants des hommes en uniforme exigent l’application des statuts de nos parents ! Nous voulons l’amélioration effective des conditions de vies des militaires et de leurs enfants… »

En croire, la présidente cette structure, Christella Kyakuba, après leur marche pacifique du mardi 14 janvier 2020 dernier dont le point de chute était également la cité de l’U.A, une audience a été promise pour rencontrer le chef de l’État, mais jusqu’à présent aucune suite. Un problème de protocole serait à la base, indique-t-on.
« Comment vous expliquer qu’un militaire blessé de guerre n’a que 15 000 FC ou 25 000 FC comme récompense du pays, et ceux qui meurent, leurs familles n’ont que 34 000 FC? Et pour en avoir, il faut tout un processus qui peut durer jusqu’à 5 ans pour être reconnu ! », s’est-elle plaint.

Et de poursuivre : « Pourquoi ici? Parce que, seul le chef de l’État peut trouver une solution. On nous a promis de le rencontrer, mais on dit qu’il y a un problème de protocole, alors qu’il reçoit des boxeurs, des étudiants, etc. Aujourd’hui, nous sommes décidés de dormir ici, s’il ne nous reçoit pas », a ajouté Christella Kyakuba Lubanzadio.
Signalons par ailleurs que TMM qui est une Asbl des enfants de policier et militaires, milite pour l’amélioration effective de leurs conditions de vie. Cette Asbl œuvre dans le domaine de l’éducation, la santé, l’environnement, l’agros pastorale ainsi que le social d’une manière générale.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
