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Tennis : Nancy Onya prête pour représenter la RDC à 20 tournois internationaux
Onya Nancy Allyson, numéro 1 du tennis congolais chez les dames, vient d’aiguiser ses armes afin de participer à une série de tournois internationaux prévus dans divers pays africains et européens au cours de l’année 2020.
Calendrier Nancy

De la Tunisie à la Turquie en passant par la France, l’Allemagne, le Pays-Bas et la Belgique, la tennis woman congolaise livrera au total 75 matches.
Déterminée à finir l’année 2020 parmi les 500 meilleures tennis womens du monde, l’actuelle numéro 1.032 ème au classement mondial de la Fédération Internationale de Tennis (ITF) devra passer une série de stage à l’étranger, dont première étape est prévue à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Selon le programme élaboré par son coach principal, Koffi Prince, ce stage de 3 semaines portera sur 4 aspects: physique, tactique, technique et mental en vue de rendre l’athlète prête à affronter les échéances. Et ce, du 27 janvier au 15 février 2020.

La série de tournois proprement dits débutera dans la ville de Monastir, en Tunisie. Sur place, Nancy Onya passera 5 semaines de compétition, soit du 15 février au 29 mars 2020. Le budget en rapport avec cette première étape est évalué à 3.300€.
La championne du Congo n’aura presque pas de repos, car le stage de Dunkerque, en France, est programmé du 14 avril au 2 mai 2020. Financièrement, ce deuxième stage coûtera 2.200€
La native de Likasi amorcera la deuxième étape de sa longue tournée le 4 mai 2020 à Antalya, en Turquie.
En effet, pendant 8 semaines pleines, soit du 4 mai au 28 juin 2020 , Nancy Onya sillonnera la Turquie, la France, l’Allemagne et le Pays-Bas avec sa raquette à la recherche d’un trophée international. En terme financier, cette étape est évaluée à 8.600€.

Pour clôturer ce marathon, Onya érigera à nouveau son quartier général à Dunkerque du 13 au 26 juillet 2020, avant de competir du 27 juillet au 30 août 2020 en France, en Allemagne, en Belgique et au Pays-Bas. Dans l’ensemble, la Congolaise aura besoin d’environ 7.100€.
Très talentueuse, Onya Nancy Allyson passe souvent à côté de ses objectifs par manque de moyens dans un pays où les sponsors se font rares dans le domaine sportif a sérieusement besoin d’assistance pour progresser et hisser davantage le drapeau de la RDC.

Parcours de Onya en 2019
Décembre 2019: Tournois future itf Tunisie, Maroc, Nigeria et Afrique du sud
Du 07 au 17 octobre 2019 : participation open au Nigeria
Du 23 au 30 septembre 2019: participation open en Afrique du Sud
Août 2019: open Kenya (Nairobie)
Mai 2019: open tunisie
Février 2019 : open Egypte
Du 14 au 21 janvier 2019: open tunisie
Notons que Nancy Onya a été finaliste aux jeux africains Brazzaville 2015.
Droitière, la numéro 1 du tennis féminin congolais a appris à manipuler la raquette au Zoo tennis club en 2009. La septuple championne de la RDC a déjà pris part à 34 opens nationaux et internationaux confondus.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
