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Politique

RDC/Nord-Kivu : Le projet d’édit budgétaire estimé à 158 milliards de francs congolais

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C’est Madame le vice-gouverneur de la province du Nord-Kivu qui a déposé ce projet d’édit budgétaire au bureau de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu ce vendredi 22 novembre à Goma. Sans en donner beaucoup de détails, Marie Lumoo Kahombo a révélé que ce projet d’édit est évalué à 158 milliards de francs congolais.

Le vice-président de l’organe délibérant du Nord-Kivu qui a reçu ce document a indiqué que c’est la coutume qu’avant le 25 novembre le gouvernement provincial dépose le projet d’édit budgétaire afin d’être débattu en plénière par les députés provinciaux.

Jean-Paul Lumbumbu a ajouté tout de même que les élus attendaient de pied ferme ce projet de loi afin de doter la province, dans le bref délai, de son outil de gestion. « Je sais que les députés attendaient de pied ferme ce projet d’édit budgétaire pour son examen et nous savons que nous avons l’obligation de doter la province de cet outil de sa gestion et que les honorables vont s’y donner à corps et âme pour que la province puisse être vite dotée de son budget pour l’exercice 2020 », a-t-il laissé entendre.

Le numéro 2 de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu a annoncé également à cette occasion que les dates de la programmation et de la défense de ce projet d’édit budgétaire pour l’année 2020 par le gouverneur de province, Carly Nzanzu Kasivita, seront connues incessamment.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Sanctions, souveraineté et rhétorique de résistance : José Makila tacle les sanctions américaines infligées à Joseph kabila 

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Dans une sortie au ton résolument offensif, José Makila Sumanda, président de l’Alliance des Travaillistes Congolais pour le Développement (ATD), ancien ministre des Transports sous Joseph Kabila et figure du mouvement « Sauvons la RDC » né du conclave de Nairobi en 2025, a livré une diatribe vigoureuse contre les sanctions du Trésor américain visant l’ancien chef de l’État congolais. 

Derrière cette déclaration, se dessine une posture politique articulée autour de la souveraineté nationale, mais aussi une lecture profondément critique des dynamiques géopolitiques contemporaines.

D’emblée, Makila Sumanda rejette toute interprétation neutre de ces sanctions, qu’il qualifie de « politiquement motivées » et d’expression d’une « ingérence étrangère permanente ». À ses yeux, il ne s’agit pas d’un simple mécanisme de pression diplomatique, mais d’un instrument stratégique visant à « affaiblir la République Démocratique du Congo ». 

En convoquant un registre lexical empreint de gravité et de solennité, il inscrit son propos dans une tradition discursive où la défense de la souveraineté devient un impératif quasi existentiel.

Cette dénonciation s’accompagne d’une mise en cause implicite du pouvoir en place à Kinshasa, accusé de passivité, voire de complaisance. « Cette dérive est inacceptable », martèle-t-il, suggérant que l’absence de réaction ferme pourrait être interprétée comme une forme d’acquiescement tacite.

Une telle affirmation révèle les lignes de fracture internes qui traversent aujourd’hui le paysage politique congolais, où la question de la légitimité et de l’autonomie décisionnelle demeure centrale.

Par ailleurs, Makila Sumanda mobilise une rhétorique historique pour réhabiliter la figure de Joseph Kabila. Il rappelle qu’à « seulement 29 ans », celui-ci aurait hérité d’un État en déliquescence, pour ensuite œuvrer à sa stabilisation. Cette relecture, qui confine à une forme de réhabilitation politique, vise à contrer les narratifs externes jugés « biaisés » et à restituer au peuple congolais le monopole de l’évaluation de son histoire. « Seul le peuple congolais possède la légitimité », insiste-t-il, érigeant ainsi la souveraineté populaire en principe cardinal.

Cependant, au-delà de la défense d’un homme, c’est bien une vision du monde qui se déploie. Les sanctions sont présentées comme les symptômes d’un système international inégalitaire, où les grandes puissances s’arrogeraient le droit de « s’ériger en arbitres ». Cette posture critique, qui frôle parfois le souverainisme radical, s’inscrit dans une longue tradition de défiance vis-à-vis des ingérences occidentales en Afrique.

La répétition incantatoire du « Non » « Non à l’ingérence étrangère », « Non aux injonctions politiques » confère au discours une dimension performative, presque militante. Elle traduit une volonté de mobilisation collective face à ce qui est perçu comme une menace systémique.

En définitive, cette prise de position illustre moins un simple désaccord diplomatique qu’un affrontement de narratifs : d’un côté, une logique internationale de sanctions présentée comme régulatrice ; de l’autre, une revendication farouche d’autodétermination. Et dans cet entrelacs de discours et de rapports de force, une question demeure en suspens : « la souveraineté proclamée peut-elle réellement s’exercer dans un monde interdépendant, ou n’est-elle qu’un idéal sans cesse réaffirmé face à des contraintes inéluctables ? »

Blaise ABITA ETAMBE/CongoProfond.net

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