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ENA : les lauréats de la 5ème promotion à la porte de l’Administration publique

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Représentant personnel du Chef de l’État, Me Azarias Ruberwa, ministre de la Décentralisation et des réformes institutionnelles, a présidé, le jeudi 31 octobre 2019 à l’auditorium du Fleuve Congo Hôtel, la cérémonie solennelle de la sortie de la 5ème promotion de l’Ecole Nationale de l’Administration( ENA/RDC). Au total, 99 jeunes congolais ont achevé leur formation dans cette prestigieuse institution qui ouvre la voie à l’administration publique.

Au nom du gouvernement, Azarias Ruberwa a invité ces nouveaux fonctionnaires de l’État à servir la Nation avec patriotisme, intégrité et compétence. « Il s’agit d’un investissement important que le gouvernement de la République, avec ses partenaires, vient de réaliser en vous, en vous formant afin que vous puissiez contribuer efficacement au développement du pays. Je vous invite à vous approcher et à respecter les valeurs exprimées dans la devise de l’ENA, à savoir : servir l’Etat avec intégrité, patriotisme et compétence », a-t-il déclaré.

Pour sa part, la ministre de la Fonction publique, Yollande Ebongo Bosongo, a demandé aux différents secrétaires généraux et gouverneurs de provinces, de réserver un « accueil chaleureux et un encadrement adéquat » à ces nouveaux fonctionnaires lors de leur intégration au sein de leurs services respectifs.

« De même, pour accompagner le processus de décentralisation en cours, nous allons demander aux gouverneurs de provinces de les intégrer au sein de leurs administrations. Cela constituera donc un accord à notre vision de migrer vers une administration publique d’excellence, ouverte et de proximité au service de la bonne gouvernance et au développement local », a-t-elle indiqué.

Surnommée « Fleuve Congo », la 5ème promotion de l’ENA a bénéficié des enseignements pratiques et adaptés à leurs futures fonctions au sein de l’administration. Cette formation a été assurée par des experts nationaux et internationaux de haut niveau, d’une part, et complétée par des conférences et séminaires, d’autre part.

Au nom de ses congénères, le porte-parole des élèves lauréats a fait savoir qu’ils ont traversé un véritable parcours de titans pour avoir ces résultats.

Afin de démontrer la qualité des enseignements reçus, un échantillon d’élèves a exposé à l’assistance les innovations réalisées dans le secteur de Politique publique. Des travaux tels que  » Politique de formalisation et encadrement du secteur informel à l’horizon 2020-2024″ ;  » La formation continue des agents de carrière de service public de l’État au sein du ministère de la Fonction publique : esquisse d’une politique publique »;  » Essai de stratégie nationale du développement des ressources humaines du corps diplomatique de la RDC »;  » Plan sectoriel de gestion des déchets dans la commune de la Gombe »; etc. ont été présentés et défendus devant le public.

Notons, par ailleurs, que le délégué des élèves a remis aux autorités deux ouvrages résumant les activités de la promotion.

Fier de ses apprenants, le directeur général de l’ENA, Guillaume Banga Wakimesa, a rappelé que ces élèves ont passé 12 mois de dure labeur avec des stages tant au pays qu’ailleurs( France et Belgique).  » La promotion est la plus heureuse car témoin de la toute première alternance pacifique et démocratique au pays. Je vous conjure de montrer aux yeux de la nation que vous pouvez rompre avec la corruption, la concussion et le favoritisme. Pas d’intransigeance, mais trouver des solutions justes et économiques… », a-t-il conseillé.

Créée en 2013, l’Ecole Nationale d’Administration a pour mission, notamment d’assurer la formation des agents de carrière des services publics de l’État et participer au recrutement des hauts fonctionnaires de l’administration publique et des différents services publics de l’Etat congolais.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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