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Football des Jeunes : Constant Omari lance le championnat national
C’est ce samedi 19 octobre 2019, au terrain synthétique de l’école de football Ujana, que le président de la fédération congolaise de football association, Constant Omari, accompagné du président de la Ligue Nationale de Football de Jeunes, Zéphyr Kanyinda; de l’entraîneur et directeur technique national, Christian N’Sengi Biembe, a lancé la phase provinciale du championnat national de football des jeunes (U 17). Deux rencontres étaient au menu de cet événement.
Le match d’ouverture a vu Ujana battre largement l’équipe de FF Academy sur la note de 5-0. En deuxième exploitation, Vita Club a battu difficilement l’AC Bel’or sur le score de 2-1. Les académiciens de Bel’or avec une équipe complètement assise a plusieurs fois fait trembler le bois de VClub, mais a manqué beaucoup de réalisme au niveau de ses attaquants.

Par contre, VClub qui est revenu, en deuxième période, en force a marqué coup sur coup ses deux buts du match avant la réduction du score de ses adversaires du jour.
Signalons que ce coup d’envoi a été donné concomitament avec la province de Nord-Kivu (Goma) où Goal et Nyiragongo ont fait jeu égal de 2-2. La deuxième rencontre a vu Accademie Sengi battre Kunafazi sur la note de 1-0. A Lubumbashi, le coup d’envoi sera donné ce dimanche 20 octobre.

Satisfait du début de ce championnat national, Constant Omari veut voir les écoles emboiter les pas afin de concretiser le concept: « sports et études ». « Il était grand temps que nous puissions nous occuper du football des jeunes. Je suis très content parce que la Linafj est en train de matérialiser la philosophie que nous avons mise en place suivie par la direction technique nationale. D’ici 5 ou 10 ans, je suis rassuré que nous aurons une bonne relève. Il faut que les écoles puissent associer sports et études », a prêché le président de la FECOFA.
Signalons par ailleurs que cette phase provinciale, qui vient de démarrer, prendra fin le 26 novembre 2019. Les deux premiers classés vont représenter les ententes provinciales de football des jeunes à la phase de zone de développement qui va se jouer du 23 décembre 2019 au 04 janvier 2020 dans les villes suivantes :
● Zone Est : Ville de Goma
● Zone Centre Sud : Ville de Lubumbashi
● Zone d’Ouest : Ville de Kinshasa
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
