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CHAN 2020 : tonitruante, la RDC gifle la RCA et obtient son visa pour le Cameroun

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Impardonnables sur l’aire de jeu, les Léopards de la RDC ont infligé une cinglante défaite aux Fauves du Bas-Oubangui, ce dimanche 20 octobre au stade des Martyrs de la Pentecôte, dans un deuxième round des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations Cameroun 2019. Ils filent ainsi en phase finale de cette compétition pour sa cinquième fois.

Auréolés sur les deux matchs, les hommes de Christian N’Sengi Biembe ont éclaboussé ces fauves du Bas-Oubangui sur la note de 6-1 en score cumulé. 0-2 au match aller, 4-1 au match retour. Une démonstration du dynamisme de l’attaque congolaise.

Pour ce match de Kinshasa, l’avant-centre de Don Bosco, buteur au match aller, a réédité l’exploit cet après-midi avec deux magnifiques buts. D’abord à la 16e minute, Joël Beya hérite d’une belle passe de Mukoko Amale avant de marquer sur un lob.

Le meme Beya viendra corser l’addition à la 43e minute sur un autre but magnifique par talonnade.

Avant son deuxième but, Merveille Kikasa de VClub avait inscrit le deuxième but du match sur penalty, à la 36e minute, après une faute sur Jackson Muleka. (3-0), c’était le score à la pause.

Au retour des vestiaires, bien que déjà qualifiés, les Léopards n’ont pas baissé les bras, allant jusqu’à marquer le 4e but pendant l’heure de jeu (60e) par l’entremise de Jackson Muleka, après un beau centre de Mukoko Amale dit « Soso » renvoyé dans l’entre-jeu par Glody Likonza, l’ailier du TP Mazembe.

Sur une erreur défensive, les Léopards encaissent un but « bête » à la 68′ marqué par Saint-Fort Dimokoyen. Un but qui n’affecte personne, côté congolais, mais qui pourrait être évité.

La RDC, deux fois championne de cette compétition (2009 et 2016) réservée aux joueurs évoluant en Afrique y participera pour sa cinquième fois. Ce tournoi, qui sera organisé par le Cameroun entre janvier et février 2020, risque d’être décalé par la CAF au mois de juin et juillet 2020.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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