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Nord-Kivu : un atelier sous-régional pour la promotion des microcentrales hydroélectriques

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Ouverture ce mardi 02 juillet, à Goma (Chef-lieu du Nord-Kivu), d’un atelier sous-régional pour promouvoir les microcentrales hydroélectriques et l’accès à l’électricité aux populations rurales de l’Afrique centrale. Organisé par le gouvernement congolais, en collaboration avec le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), avec la participation de 8 pays, dont le Burundi, le Rwanda, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, la Centrafrique, le Sao Tomé et Principe et la RDC.

Les participants venus de ces pays vont évaluer les progrès par les différents États dans les mini et microcentrales hydroélectriques à ce jour et identifier les principaux accueils auxquels font face ces projets, d’une part, partager les expériences acquises ainsi que les meilleures pratiques développées afin de proposer un mécanisme d’appui efficace, mutualisant les différentes expériences et les ressources disponibles, d’autre part.

Le ministre provincial de l’ Intérieur qui a ouvert ces assises au nom du gouverneur de province, a indiqué dans son discours qu’aucune région ne peut se développer sans énergie éléctrique.

Valérien Mbalutwirandi a dit que le Nord-Kivu a beaucoup de rivières et ruisseaux à partir desquels on peut ériger des microcentrales pour alimenter des zones rurales de la province.

« Notre province a plein de rivières et ruisseaux un peu partout qu’on peut transformer facilement en énergie électrique et à ce moment-là, nous aurons l’énergie de proximité qui peut même aller dans nos villages, juqu’aux fins fonds de notre province. Vous savez que c’est une énergie non polluante et l’énergie est la base de tout développement actuellement. Pour votre information, ce n’est pas pour la première fois que nous travaillons avec le PNUD. Nous avons déjà lancé une première microcentrale hydroélectrique de Wao dans le Masisi, une autre à Kasando vers Kirumba, nous avons aussi appuyé celle de Manguredjipa en territoire de Lubero », a-t-il dit.

Les choix de Goma, du Nord-Kivu s’explique parce que c’est l’épicentre de l’exemplarité, a justifié pour sa part, la cheffe de bureau du PNUD Nord-Kivu. Mme Wana Mihai a ajouté que le Nord-Kivu doit maintenant se tourner vers le développement. Cela passe aussi par les microcentrales hydroélectriques, avant de préciser qu’elles contribueront à booster les activités des petits commerçants, des petits agriculteurs et autres.

Ces travaux seront clôturés le vendredi 05 juillet prochain.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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