Connect with us

À la Une

EPSP:  » Nous ferons en sorte que l’année prochaine, l’école soit gratuite  » ( Félix Antoine Tshisekedi)

Published

on

Le président de la république a été ce vendredi 08 février à  échangé avec la communauté Congolaise de Brazzaville. Comme à Nairobi, Félix Tshisekedi a réitéré la gratuité de l’école primaire à la prochaine rentrée scolaire.
 » Nous ferons tout pour que la rentrée scolaire prochaine soit gratuite pour l’école secondaire et primaire. Tous les enfants de moins de 18 ans, même ceux qui sont au village, doivent aller à l’école », a garanti le 5e président de la RDC.
Il a rappelé que cette promesse faite lors de son investiture le 24 janvier dernier est conforme à la loi en vigueur dans le pays.
Selon l’article 43 de la Constitution, l’enseignement primaire est gratuit et obligatoire dans les établissements publics.
Le porte parole de l’opposition sera connu et nommé
Le chef de l’État a promu également de respecter la constitution au sujet de la désignation du porte-parole de l’Opposition. « Sous mon mandant, même ceux qui vont choisir d’aller à l’opposition verront que les choses seront différentes. Nous allons laisser l’opposition désigner son chef de file comme le prévoit la constitution », a-t-il fait savoir.
À la tête de la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale, le président a souhaité voir un opposant. Ceci lui permettra d’avoir un droit de regard sur les finances de la république.
Il sied de noter que selon l’article 19 de la loi portant statut de l’opposition:  » le coordonnateur de la composante politique devrait être désigné par consensus, à défaut par vote majoritaire, endéans un mois après l’investiture du gouvernement. » Mais depuis deux législatures déjà, l’ opposition a été incapable de pourvoir ce poste faute d’un consensus au sein des acteurs politiques.
En son temps, l’opposition avait accusé le pouvoir d’être à la base du blocage. Selon elle, la faute incombe aux présidents de deux chambres du parlement. Ces derniers étaient censés convoquer la plénière et inscrire ce point à l’ordre du jour.
TMB/ CONGOPROFOND. NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading