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RDC: IDRH fait des recommandations au nouveau président de la RDC
Les chercheurs de l’IRDH applaudissent le peuple congolais pour avoir réussi à imposer l’alternance politique pacifique au sommet de l’Etat. De ce fait, ils félicitent le nouveau Président élu, Monsieur TSHILOMBO TSHISEKEDI Félix à qui ils recommandent les cinq points ci-dessous :
1. En rapport avec la réconciliation nationale : Vider les recommandations de l’Accord de la Saint Sylvestre, de décembre 2016, restées en souffrance. En l’occurrence : (i) Libérer les prisonniers politiques encore en détention, (ii) mettre fin aux poursuites judicaires politiquement motivées et (iii) faciliter le retour des personnes contraintes à l’exil, pour leurs opinions.
2. En rapport avec la paix et la sécurité : Renforcer les dispositifs sécuritaires permettant de mettre hors d’état de nuire des groupes armés à l’Est du pays ainsi que des milices auteurs des conflits interethniques.
3. En rapport avec le Pouvoir Exécutif : Que le Gouvernement reflète l’effectivité de l’alternance. La nomination des nouvelles personnalités symboliserait la rupture avec des pratiques d’abus de pouvoir, violations des droits humains, répressions des libertés publiques, détournements des deniers publics, mensonges d’Etat et autres freins à l’édification de la démocratie et de l’Etat de droit.
4. En rapport avec le pouvoir judiciaire : Que le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), les Cours et Tribunaux, le Barreau National ainsi que les Barreaux près les Cours d’Appel participent à contraindre effectivement les gestionnaires de la chose publique à rendre compte, dans le respect des lois de la République. Dans un Etat de droit, seules les lois s’imposent.
5. En rapport avec le Parlement : Que les deux chambres ne servent de tranchées de repli stratégique ni de refuge des dirigeants déchus par le peuple. Que tout celui qui a un dossier judiciaire, réponde de ses actes criminels.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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UNIKIN : Des machines vieilles de plus de 50 ans, l’IG-ESURSI lutte pour sauver les infrastructures universitaires
À l’Université de Kinshasa, certaines machines utilisées dans les ateliers techniques datent de plus d’un demi-siècle. Entre équipements usés, garages vieillissants et infrastructures nécessitant une réhabilitation urgente, l’Intendance Générale de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (IG-ESURSI) tente malgré tout de maintenir ses services grâce à l’expérience de son personnel technique.
Dans ces installations marquées par le poids des années, les agents continuent d’assurer des missions essentielles au fonctionnement des universités et instituts supérieurs publics de la République démocratique du Congo. Mais derrière cette résistance se cache une réalité préoccupante : le manque d’investissements freine considérablement les capacités d’intervention de cette structure stratégique.
C’est dans ce contexte que le Directeur Général Adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Blaise Mastaky Birindwa, a effectué une visite d’inspection sur le site de l’IG-ESURSI à l’Université de Kinshasa.

Une structure clé pour les universités publiques
Au cours de cette mission, la délégation du FPI a parcouru plusieurs installations techniques, notamment les ateliers mécaniques, les garages, les espaces de maintenance ainsi que différents équipements appelés à être modernisés.
Selon les responsables de l’IG-ESURSI, cette structure joue un rôle central dans l’appui technique aux établissements publics d’enseignement supérieur. Elle intervient notamment dans l’approvisionnement, le stockage, la maintenance, la réhabilitation des infrastructures universitaires ainsi que dans la gestion logistique des équipements.
Malgré les difficultés, les techniciens mettent en avant leur expertise accumulée au fil des décennies. Un savoir-faire qui permet encore aujourd’hui de maintenir opérationnelles plusieurs unités techniques.
La vétusté des équipements inquiète
Cependant, les responsables de l’IG-ESURSI reconnaissent que l’état actuel des équipements limite fortement la qualité des services rendus aux universités publiques.
Machines dépassées, matériels insuffisants, infrastructures dégradées : autant de contraintes qui compliquent la prise en charge des besoins croissants du secteur universitaire congolais.
Face à cette situation, les attentes se tournent désormais vers le projet de relance soumis au Fonds de Promotion de l’Industrie, considéré comme une opportunité majeure pour redonner souffle à cette structure publique stratégique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
