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« Loin de chez eux »: L’ambassade de Belgique à Kinshasa rend hommage aux combattants étrangers de 1914-1918
Ce mardi 11 décembre 2018, le Chargé d’affaires a.i. de l’Ambassade du Royaume de Belgique en République Démocratique du Congo, Philippe Bronchain, a inauguré l’exposition « Loin de chez eux », une présentation photographique sur les soldats étrangers en Europe pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918).
L’exposition est organisée vers la fin des commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale ; commémorations qui ont débuté en 2014.
En effet, le 11 novembre 2014, l’Ambassade avait déjà organisé, en étroite collaboration avec les autorités locales, une exposition historique ainsi qu’un colloque sur le thème « Les Congolais et la première guerre mondiale ».

Si certaines images récurrentes de la « Grande Guerre », font partie de la mémoire collective, l’exposition « Loin de chez eux » met en avant l’implication des soldats issus des 5 continents. A travers des photographies sélectionnées, principalement prises en tant que souvenirs personnels, l’exposition constitue un témoignage documentaire sur des jeunes qui ont donné leurs vies pour mener une guerre loin de chez eux.
Les images relatent leurs histoires et leur quotidien. Ces histoires !ajoutent une dimension moins connue à la perspective mondiale sur la Première Guerre Mondiale.
La Belgique, indique le communiqué de presse de l’ambassade, en tant qu’acteur volontaire dans ce monde multilatéral, est bien consciente de la participation de plus de 600.000 soldats coloniaux et souhaite leur réserver un hommage spécifique pendant ces commémorations du centenaire.
L’exposition « Loin de chez eux » a été commanditée par le service des Nations Unies du SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement de la Belgique.
Pour rappel, la Belgique siégera au Conseil de Sécurité de l’ONU en tant que membre non-permanent à partir de janvier 2019. Pendant son mandat de 2 ans, la Belgique s’efforcera de maintenir la défense des droits de l’Homme en haut de l’agenda international, car la paix et la sécurité, passent nécessairement par les respects des droits fondamentaux de chaque individu (https://betounsc.be/).
Après le vernissage réservé aux anciens combattants, autorités, partenaires et au corps diplomatique, l’exposition sera ouverte au public à partir du 12 jusqu’au 20 décembre, du lundi au Vendredi de 8 heures à 15 heures.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
