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Terrorisme: un diplomate confirme la menace à l’encontre des installations USA en RDC
Alors qu’une certaine opinion croyait qu’il s’agissait d’un canular, la menace terroriste à Kinshasa sur les installations du gouvernement américain se précise. Un diplomate américain s’est confié, ce 29 novembre, aux médias congolais afin de fixer les contours de cette situation qui continue à susciter des interrogations. Interview.
Presse: Que pouvons-nous dire aux citoyens américains au sujet de la menace en République démocratique du Congo? Quand l’ambassade reprendra-t-elle ses activités?
Diplomate: La priorité la plus haute du Secrétaire d’Etat est la sûreté et la sécurité des citoyens américains, y compris notre personnel diplomatique, militaire et les autres représentants du gouvernement travaillant à l’étranger.
Nous suivons de près les rapports faisant état de menaces contre des installations du gouvernement des États-Unis à Kinshasa. Le Département d’Etat ne peut en dire davantage sur les rapports évoquant ces menaces.
L’ambassade des États-Unis restera fermée au public le 29 novembre.
Les forces de l’ordre locales et les responsables de la sécurité de l’ambassade prendront des mesures appropriées pour garantir la sécurité du personnel et des visiteurs.
Nous encourageons tous les citoyens américains vivant en dehors des États-Unis à s’inscrire au Smart Traveler Enrollment Program (STEP). Nous publierons des informations actualisées dans les Avertissements aux Voyageurs sur travel.state.gov
Pour accéder à une liste détaillant les manières diverses de recevoir nos informations au sujet de la sûreté et de la sécurité, incluant Twitter et Facebook, veuillez consulter le site travel.state.gov/
Presse : Quelles organisations terroristes opèrent en RDC? Qui est responsable de cette menace?
Diplomate : La liste des Organisations Terroristes Étrangères (FTO) reprend les noms d’organisations qui, de l’avis du Secrétaire d’Etat, se sont engagées dans la planification et la préparation d’actes terroristes futurs possibles ou qui conservent la capacité et l’intention de commettre de tels actes.
Le Département d’Etat qualifie aussi les organisations et les individus ayant commis, ou qui pose un risque significatif de commettre, des actes terroristes comme étant des Terroristes Internationaux Désignés Spécialement (SDGT), en application du Décret Présidentiel 13224.
En outre, la Liste d’Exclusion des Terroristes (TEL) répertorie les organisations qui, de l’avis du Secrétaire d’Etat, ont commis, planifié ou soutenu matériellement des activités terroristes.
Toutes les listes sont publiées sur le site du Département d’Etat.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
