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RDC/Sud-Kivu: 23 services opérationnels au port de Bukavu !
Alors que le gouverneur du Sud Kivu les avait interdit dans les zones économiques, les tracasseries ont repris du poil de la bête, particulièrement au port du Lac Kivu à Bukavu. C’est ce que dénoncent les armateurs opérant sur le lac Kivu.
Selon eux, il y a 23 services légaux et illégaux qui exigent des sommes d’argent aux passagers pour Goma et d’autres entités de la province notamment vers Idjwi.
Pour Prudent Mpama, secrétaire exécutif de l’Association des armateurs du lac Kivu (ASALAC), « il y a la multiplicité des services qui ne sont pas habilités à œuvrer dans les ports ».
Signalons que le 18 octobre dernier, le vice-gouverneur, Hilaire Kasusa Kikobya, avait visité les postes frontières, après la dénonciation de tous ces services qui tracassent les opérateurs économiques et les passagers.
Sur place, les ordres avaient été donnés pour que seuls les services habilités œuvrent à ces endroits conformément au décret-loi du gouverneur de province de 2002, mais curieusement tous ces services avaient repris les actions aux ports du lac Kivu.
Certaines personnes accusées de tracasser la population, avaient même été arrêtées mais curieusement, les amateurs dénoncent à nouveau leur présence dans les ports où ils opèrent de nouveau impunément.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
