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UPN : Fabrice Ngubi Mombenga décroche une « Grande distinction » grâce à une recherche innovante sur la protection de la flore

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L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a servi de cadre à une soutenance scientifique d’une rare densité intellectuelle au cours de laquelle le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, Directeur général de l’ISP BUSSA/NDOLO-LIBOKO, a brillamment obtenu la mention « Grande distinction » à l’issue de la défense publique de son mémoire de diplôme d’études approfondies (DEA).

Présenté au sein de la Faculté de pédagogie et didactique des disciplines, orientation biologie, ce travail scientifique consacre un parcours académique marqué par la rigueur méthodologique, la pertinence scientifique ainsi qu’une réflexion approfondie sur les mécanismes modernes de transmission des savoirs dans le système éducatif congolais.

Une étude centrée sur l’éducation environnementale

Intitulée : « Analyse de la fiche de préparation d’une leçon sur la protection de la flore selon l’approche par situation au niveau de la 8ᵉ année de l’éducation de base dans les écoles de Gemena/Sud-Ubangi », cette recherche s’inscrit dans une dynamique pédagogique novatrice axée sur l’éducation environnementale et la contextualisation des apprentissages.

À travers cette étude, le récipiendaire s’est appliqué à analyser les stratégies pédagogiques capables de développer chez les apprenants une conscience écologique plus affirmée ainsi qu’une meilleure compréhension des enjeux liés à la préservation de la biodiversité.

Dans son exposé, Fabrice Ngubi Mombenga a démontré avec éloquence que « l’approche par situation constitue un levier pédagogique essentiel pour stimuler l’esprit critique et la participation active des élèves face aux problématiques environnementales ».

Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer la protection de la flore parmi les priorités éducatives des programmes de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.

Un jury conquis par la qualité scientifique du travail

Séduit par la pertinence du sujet, la solidité des analyses et la cohérence argumentative développée durant toute la défense, le jury a unanimement salué « une contribution remarquable à l’amélioration qualitative de l’enseignement des sciences biologiques ».

Cette reconnaissance académique prestigieuse traduit non seulement le mérite personnel du Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, mais aussi le dynamisme scientifique de l’UPN, institution réputée pour son engagement dans la formation des élites pédagogiques nationales.

Une figure montante de la recherche pédagogique en RDC

Grâce à cette distinction de haute portée académique, le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga s’impose désormais comme l’une des figures émergentes de la recherche pédagogique en République démocratique du Congo.

Son travail illustre l’engagement d’une nouvelle génération d’intellectuels congolais déterminés à contribuer à la refondation qualitative du système éducatif national, à travers des recherches ancrées dans les réalités sociales et environnementales du pays.

Blaise ABITA ETAMBE

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Hausse des prix des billets, multiplication des escales, réduction de certaines dessertes : La pression sur le kérosène recompose progressivement l’économie du transport aérien entre l’Afrique et l’Europe (Par Aldo Kamwanga, expert du secteur des ressources naturelles et des commodités)

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La flambée du kérosène redessine progressivement le transport aérien entre l’Afrique et l’Europe. Pour les passagers, les effets sont déjà palpables : billets plus chers, trajets plus longs et offre de vols plus fragile sur plusieurs liaisons stratégiques.

Depuis plusieurs mois, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient déstabilisent les marchés pétroliers. Le transport maritime se renchérit, les primes d’assurance augmentent et les coûts de raffinage progressent. Dans ce contexte, le marché du jet fuel ( le carburant des avions ) demeure sous pression, malgré une légère accalmie observée dans la zone ARA (Amsterdam-Rotterdam-Anvers). L’indice Jet Fuel Price Monitor de l’IATA/Platts continue néanmoins de signaler des niveaux élevés.

Pour les compagnies africaines, le choc paraît particulièrement sévère. Le carburant représente une part importante des coûts d’exploitation, dans un environnement où les marges se réduisent continuellement. Abderahmane Berthé, secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), a d’ailleurs souligné cette pression croissante, même si aucun chiffrage homogène n’existe encore à l’échelle du continent.

Billets sous tension, réseaux réorganisés
Face à la hausse des coûts, plusieurs compagnies réajustent leurs lignes les moins rentables. La suspension de certaines dessertes de Turkish Airlines, notamment vers Kinshasa, Libreville et Luanda, s’inscrit dans un contexte de forte pression financière et de réorganisation du réseau.

La direction de la compagnie évoque des impératifs opérationnels liés à l’augmentation significative des coûts d’exploitation, tant au niveau national qu’international. Pour les passagers, les conséquences sont immédiates : trajets rallongés, escales supplémentaires et diminution de l’offre de vols directs. Les transporteurs privilégient désormais les routes jugées les plus solides sur le plan économique.

Les impacts tarifaires varient toutefois selon les compagnies. Air France-KLM a par exemple augmenté d’environ 50 euros aller-retour certains billets économiques long-courriers afin de compenser la hausse du carburant. Mais ce chiffre ne constitue pas une référence universelle pour l’ensemble du marché.

Par ailleurs, une modélisation relayée par Reuters via l’ONG Transport & Environment évoque un coût carburant additionnel moyen d’environ 88 euros par passager sur un vol long-courrier au départ de l’Europe. Il s’agit cependant d’une estimation des coûts supportés par les compagnies, et non d’une hausse automatiquement répercutée sur les billets.

Les diasporas africaines figurent parmi les premières touchées, dans la mesure où elles dépendent fortement des grands hubs européens, turcs ou moyen-orientaux pour rejoindre le continent.

Dangote, nouvel acteur du marché du jet fuel

Dans cette nouvelle configuration, un acteur commence toutefois à émerger : la raffinerie Dangote, au Nigeria.
En avril, les importations européennes de jet fuel en provenance du Nigeria ont atteint environ 66 000 barils par jour, selon les données de Kpler et LSEG. Ces volumes, encore modestes à l’échelle du marché européen, ont néanmoins contribué à une légère détente des prix et pourraient annoncer un changement stratégique plus profond.

Pendant longtemps, une grande partie du pétrole africain était exportée à l’état brut avant de revenir sur le continent sous forme de produits raffinés, à des coûts élevés. Avec Dangote, le Golfe de Guinée pourrait progressivement renforcer son rôle comme plateforme régionale majeure de production de carburéacteur.

Produire du kérosène reste toutefois un exercice hautement technique. Accroître rapidement la production de jet fuel ne se fait pas automatiquement. Le consultant international en raffinage et pétrochimie Sylvio Sparano rappelle que le carburéacteur provient d’une coupe très spécifique du raffinage pétrolier, située entre le naphta et le gasoil.

À cette complexité industrielle s’ajoutent des normes aéronautiques particulièrement strictes, notamment en matière de sécurité et de point de congélation du carburant. Toutes les raffineries ne sont donc pas capables d’augmenter leur production de kérosène à court terme.

Dans ce contexte, certaines origines plus lointaines, comme la Corée du Sud ( l’un des grands acteurs mondiaux du jet fuel ), pourraient continuer à jouer un rôle important sur le marché international.

Hubs africains : une concurrence appelée à s’intensifier

Cette crise énergétique pourrait également renforcer la compétition entre les grands hubs africains.

Addis-Abeba semble consolider sa position grâce à Ethiopian Airlines, tandis que Nairobi demeure une plateforme stratégique majeure en Afrique de l’Est. À l’inverse, les pays fortement dépendants des hubs étrangers apparaissent davantage exposés aux réductions de vols et aux hausses tarifaires.

Air Congo : le défi économique d’une liaison directe

Dans ce contexte, le projet Air Congo prend une dimension à la fois économique et stratégique. Une liaison directe Kinshasa-Bruxelles pourrait, à terme, réduire la dépendance congolaise vis-à-vis des hubs étrangers.

La rentabilité d’une telle ligne dépendrait toutefois de plusieurs facteurs : le taux de remplissage des avions, les coûts opérationnels et surtout la capacité de la compagnie à absorber les fluctuations persistantes du marché pétrolier.

Au-delà des chiffres et des arbitrages financiers des compagnies aériennes, une réalité s’impose désormais : rentrer au pays coûte de plus en plus cher. Et à mesure que le kérosène redessine les routes aériennes, c’est aussi l’accessibilité du lien vital entre les diasporas africaines et leur continent qui se fragilise.

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