Société
RDC : la 9e Semaine française de Kinshasa présente le numérique comme un enjeu majeur de souveraineté et de développement
La 9eme édition de la semaine française de Kinshasa a fermé ses rideaux ce vendredi 24 avril 2026 au Pullman hôtel. Durant trois jours investisseurs, entrepreneurs et acteurs du secteur public et privés ont décortiqué le thème « RDC – France : Perspectives partagées », avec un focus particulier sur le numérique, la logistique, l’environnement, les mines, le transport et les villes durables.
Au cœur des échanges, un constat s’impose : le numérique dépasse désormais le simple cadre technique. Il s’affirme comme une infrastructure stratégique, au même titre que l’énergie ou les transports, influençant à la fois l’économie, la gouvernance et la puissance des États.
Dans cette dynamique, la RDC ambitionne de faire du numérique un pilier central de son développement. Des initiatives comme Digital Natif traduisent cette volonté, en misant sur la modernisation des infrastructures, l’accès élargi aux services digitaux et l’émergence d’un écosystème innovant.

Portée par les autorités congolaises, notamment le président de l’Autorité de Régulation de Poste et Télécommunications en République démocratique du Congo (ARPTC), Christian Katende, cette vision repose sur des axes clairs : renforcer les infrastructures critiques, soutenir l’entrepreneuriat numérique et généraliser les usages digitaux dans tous les secteurs.
La France s’est par ailleurs positionnée comme un partenaire clé dans cette transformation, grâce à son expertise en régulation et en développement du numérique. Son expérience, notamment à travers des institutions spécialisées, constitue un appui important pour adapter des modèles efficaces au contexte congolais.
Au-delà des discussions, la Semaine française de Kinshasa 2026 se veut pragmatique, orientée vers la création de partenariats concrets. Structurée autour des infrastructures, du financement et des contenus, elle souligne l’urgence de transformer ces ambitions en actions à fort impact économique et social.
Marthe Tshiela, stagiaire UCC
Société
Ebola à Butembo : les tenanciers d’hôtels appelés à revoir leurs méthodes d’accueil et d’orientation des clients
Les tenanciers d’hôtels de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont été sensibilisés, vendredi 12 juin 2026, aux risques liés à l’accueil des visiteurs dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie à virus Ebola. Cette séance de sensibilisation s’est tenue dans la grande salle de l’Hotel Butembo, à l’initiative du chef du service urbain du Tourisme, Kambasu Matembela.
À cette occasion, ce dernier a invité les responsables d’établissements hôteliers à adapter leurs pratiques d’accueil et d’orientation des clients afin de prévenir tout risque de propagation de la maladie.
« J’ai invité les représentants du secteur de la santé, notamment ceux de la Division provinciale de la santé (DPS), afin qu’ils présentent la situation actuelle de l’épidémie. Ils ont expliqué les dangers auxquels les hôteliers sont exposés, étant donné qu’ils reçoivent des visiteurs venant de différentes localités. Il est donc important qu’ils sachent comment gérer, surveiller et orienter leurs clients dans ce contexte sanitaire particulier », a déclaré Kambasu Matembela.
Les opérateurs du secteur hôtelier ont ainsi été appelés au strict respect des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires ainsi qu’aux différentes directives édictées par les autorités provinciales pour lutter contre Ebola, souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est encore disponible.
Le chef du service urbain du Tourisme a également exhorté les responsables d’hôtels à ne pas confondre établissements hôteliers et maisons de tolérance, soulignant que ces dernières peuvent constituer des foyers potentiels de propagation de la maladie. Il a, à cet effet, annoncé le déploiement prochain d’une mission de contrôle et d’identification sur le terrain.
Par ailleurs, deux nouvelles zones de santé du Nord-Kivu ont récemment enregistré des cas liés à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola. Il s’agit des zones de santé de Vuhovi et de Masereka. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La zone de santé de Katwa demeure l’épicentre de l’épidémie avec une dizaine de cas enregistrés. La prise en charge des malades se poursuit à travers les Centres de traitement d’Ebola (CTE) mis en place dans les différentes zones concernées.
Dalmond Ndungo/Congoprofond.net
