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🔴 Mont-Ngafula sous tension : à Cité Mpumbu, la peur s’installe, des patrouilles nocturnes pour contenir l’insécurité

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Dans la commune de Mont-Ngafula, précisément à Cité Mpumbu sur la route Kimwenza, l’insécurité s’est fortement aggravée depuis le début de l’année 2026. Chaque nuit, les habitants vivent dans l’angoisse face à la multiplication des vols à main armée, des agressions nocturnes et des incursions de bandits armés. Une situation devenue alarmante qui perturbe profondément le quotidien des familles.

Des nuits rythmées par la peur et les coups de feu

De nombreux témoignages font état d’une insécurité persistante. Les habitants disent ne plus trouver le sommeil, redoutant à tout moment l’irruption de criminels, souvent assimilés aux « kuluna ». Des détonations d’armes à feu sont régulièrement signalées, notamment le long de la route Kimwenza et dans les zones périphériques. La présence d’individus suspects et les attaques répétées renforcent un climat de terreur généralisée.

« Autrefois, ce quartier était paisible. On pouvait rentrer à n’importe quelle heure sans crainte. Aujourd’hui, nous sommes menacés jour et nuit. Il est devenu dangereux de circuler tard », confie une habitante.

Une riposte sécuritaire saluée par la population

Face à cette montée de la criminalité, les autorités locales, avec l’appui de la Police nationale congolaise, ont intensifié les mesures sécuritaires. Une équipe de patrouille nocturne a été déployée afin de restaurer l’ordre dans les quartiers les plus exposés. Plusieurs présumés délinquants ont été arrêtés puis traduits en justice, une action largement saluée par la population.

« Nous remercions les autorités pour leurs efforts. Grâce à la police, plusieurs criminels ont été interpellés et jugés », témoigne un habitant.

Des habitants contraints à l’exode

Malgré ces efforts, certaines familles, victimes à répétition d’agressions et de cambriolages, ont été contraintes d’abandonner leurs habitations. L’insécurité persistante pousse ainsi des ménages à fuir leur propre quartier, accentuant le sentiment d’abandon et de vulnérabilité.

Les habitants de Cité Mpumbu lancent un appel pressant aux autorités provinciales. Ils dénoncent notamment le manque d’électricité, l’isolement de certaines zones et la dégradation avancée des routes, qui compliquent les interventions des forces de l’ordre dans plusieurs avenues. Ils réclament des actions concrètes et durables pour mettre fin à ce climat de peur.

Pour de nombreuses familles, la sécurité n’est plus un luxe, mais une nécessité vitale. Sans réponses structurelles adaptées, Cité Mpumbu risque de rester durablement plongée dans l’insécurité.

Winnie Dina / CONGOPROFOND.NET (Stagiaire UCC)

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“Projection obtenue, médecin légiste imposé : la partie civile gagne l’écran mais perd le monopole médical”

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Lors de la 10e audience du 23 Avril 2026 à Ndolo, la partie civile a obtenu satisfaction sur un point qu’elle juge essentiel : la visualisation publique des vidéos et photos contenues dans la clé USB déposée au dossier. Ces images, prises par Marie-Ange Mushobekwa elle-même à 17 heures, ont été versées au soutien de l’accusation, alors que la plainte initiale faisait état d’une séquestration des garçons de 2 heures à 10 heures du matin.

Ce décalage temporel est notable : les enfants ont quitté la résidence du prévenu Philémon Mambabwa à 10 heures, en même temps que leur mère arrivée aux alentours de 8 heures 30, ont attendu jusqu’à 17 heures pour être photographiés et filmées par leur mère, puis n’ont été présentés aux urgences de l’hôpital Diamant qu’à 22 heures passées. il a été constaté de manière avérée un écart notable entre les déclarations sur la place publique et le prétoire.

Malgré l’opposition de la défense des policiers, qui arguait que les images et vidéos pouvaient avoir subi des manipulations, la Cour a accédé à la requête et ordonné une projection avec un matériel adéquat, en présence de toutes les parties et du public, afin de garantir un examen contradictoire. Pour la famille Mushobekwa, cette décision replace les clichés de 17 heures au cœur de la stratégie accusatoire, mais elle expose également l’écart entre l’allégation d’une séquestration et la temporalité réelle de la constitution des preuves.

L’audience a cependant réservé un revers stratégique majeur à la partie civile. Sur demande expresse des avocats du prévenu, la Cour a ordonné la tenue d’une contre-expertise médicale à l’audience du 30 avril 2026. Le président a annoncé que la Cour invitera elle-même un médecin légiste expert, neutre et indépendant, pour confronter le document médical introduit par les parties civiles. Une confrontation directe est prévue entre ce spécialiste assermenté et le docteur généraliste Dosh Yengi Mbuta Junior de la clinique Diamant.

La partie civile avait pourtant tenté de s’opposer à cette initiative en invoquant l’article 246 de la loi militaire, plaidant que les traumatismes ne seraient plus visibles. La Cour a maintenu sa décision, instaurant un double examen contradictoire qui soumettra le rapport médical initial — rédigé par un généraliste, dépourvu de formule sacramentelle et signé par personne interposée — à l’épreuve d’une véritable expertise médico-légale.

Depuis le dĂ©but de l’affaire, la narration publique portĂ©e par la partie civile Ă©voque des actes de torture, sept policiers frappant les garçons Ă  deux reprises pendant 45 minutes. Dans le huis clos de la Cour, la rĂ©alitĂ© factuelle s’est avĂ©rĂ©e bien plus restreinte : un constat mĂ©dical d’”examen sans particularité”, des douleurs traitĂ©es au ParacĂ©tamol, et l’absence de tĂ©moin direct confirmant les ordres de violence. Si la projection des images et la contre-expertise mĂ©dicale ne parviennent pas Ă  combler cet Ă©cart.

Et si le verdict devait s’orienter vers un acquittement, la question d’une éventuelle dénonciation calomnieuse ou diffamation pourrait légitimement se poser. En droit, l’écart entre ce qui est clamé sur les réseaux sociaux et ce qui est prouvé devant un tribunal militaire n’est jamais sans conséquence.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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