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Société

Kasaï-Central : FONAREV, FMMDI et l’ambassade de Suède renforcent leur engagement dans la lutte contre les VBG

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Dans le cadre du mois dédié aux droits des femmes, l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) a accueilli, ce jeudi 19 Mars 2026 à Kananga, plusieurs partenaires techniques et financiers, dont le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV) et une délégation de l’ambassade de Suède en RDC. Cette double visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des actions en faveur des femmes victimes des violences basées sur le genre (VBG) et de consolidation des partenariats pour des interventions durables.

La journée a débuté dans une ambiance chaleureuse, rythmée par des chants et des danses, à l’occasion de la visite de la Directrice générale adjointe du FONAREV, Emmanuella Nzandi . Au siège de la FMMDI, elle a échangé avec des femmes survivantes des VBG ainsi que leurs encadreurs. Impressionnée par les progrès réalisés, elle a salué le travail de terrain abattu par l’organisation, mettant en avant la transformation positive de ces femmes désormais autonomes et actives dans la société.

La délégation s’est ensuite rendue au centre d’apprentissage professionnel de la FMMDI, avant de visiter un champ communautaire situé dans la commune de Lukonga. Sur ce site, les bénéficiaires développent diverses activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture, l’élevage et la pisciculture, autant d’initiatives visant leur autonomisation économique.


Dans l’après-midi, la FMMDI a également reçu Ana Santos, représentante de l’ambassade de Suède en RDC. Cette visite a permis d’approfondir les échanges avec les femmes leaders communautaires autour des défis persistants dans la lutte contre les VBG. Ces dernières ont notamment évoqué le manque de soutien dans certaines zones et la recrudescence des cas signalés.

Prenant la parole, Ana Santos a réaffirmé l’engagement de la Suède à accompagner les initiatives locales, tout en appelant à une synergie d’actions et à l’unité des femmes pour garantir des résultats durables.

Pour la Directrice générale de la FMMDI, Nathalie Kambala, ces visites constituent une opportunité stratégique de présenter aux partenaires les avancées significatives enregistrées sur le terrain. Elle a souligné que ces activités s’inscrivent dans la logique de la commémoration du mois de la femme, mais aussi dans une approche plus globale de lutte contre les VBG, combinant prévention et prise en charge des survivantes.

« Nous avons voulu dédier cette journée à nos partenaires afin qu’ils puissent palper du doigt les actions menées avec nos bénéficiaires. Il était important pour nous de montrer non seulement les efforts de prévention, mais aussi les résultats concrets en matière d’autonomisation économique des femmes », a-t-elle expliqué.


Elle a également mis en lumière l’importance du partenariat avec le FONAREV, en tant qu’institution étatique appuyant les actions liées aux réparations des victimes de violences graves, notamment celles liées aux conflits et aux crimes sexuels.

Abordant la seconde visite, Nathalie Kambala a évoqué l’approche Nexus, qui vise à articuler les interventions humanitaires, de développement et de consolidation de la paix. Dans ce cadre, la rencontre avec la représentante suédoise a permis d’identifier les défis majeurs dans la lutte contre les VBG au Kasaï-Central, notamment le faible nombre de partenaires actifs dans ce domaine.

« Aujourd’hui, face à la réduction progressive des acteurs humanitaires dans la région, il devient urgent de renforcer les actions de développement durable. Les femmes que nous accompagnons font preuve d’une résilience exceptionnelle. Il est donc essentiel de soutenir et de pérenniser ces initiatives pour éradiquer ce fléau », a-t-elle conclu.

À travers ces échanges et visites de terrain, la FMMDI, le FONAREV et leurs partenaires réaffirment leur volonté commune de promouvoir les droits des femmes et de lutter efficacement contre les violences basées sur le genre au Kasaï-Central.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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