Genre
Remise du 2e rapport pays sur l’application du protocole de Maputo
Ce jeudi 19 mars 2025, au ministère du Genre, Famille et Enfant, la ministre Micheline Ombae Kalama a procédé à la remise officielle de la partie B du rapport sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo en République démocratique du Congo, au ministre des Droits humains, Samuel Mbemba.
La cérémonie s’est tenue en présence des deux membres du gouvernement.
Prenant la parole, Micheline Ombae Kalama s’est dite satisfaite de présenter ce deuxième rapport étatique consacré à l’application du protocole africain sur les droits des femmes. Elle a rappelé que la RDC avait déjà soumis un premier rapport en 2017, conformément à ses engagements envers l’Union africaine.
Elle a précisé que ce nouveau document est le fruit d’un travail conjoint entre plusieurs ministères, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont IPAS. La ministre a également rappelé que la RDC a ratifié le Protocole de Maputo le 9 juin 2008, avant sa publication au Journal officiel en mars 2018.
Selon elle, le rapport, élaboré depuis 2023, met en lumière les avancées réalisées sur les plans législatif, politique et sécuritaire en matière de promotion des droits des femmes. Il intègre les réalités de toutes les provinces, grâce à des enquêtes menées sur l’ensemble du territoire national.
La ministre du Genre a indiqué que ce rapport sera transmis aux instances de l’Union africaine, où la RDC devra défendre son bilan.
De son côté, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a salué la qualité du travail accompli ainsi que la collaboration entre les deux ministères. Il a estimé que ce document reflète les efforts continus du gouvernement pour promouvoir et protéger les droits des femmes.
Il a souligné que ce rapport répond aux obligations internationales de la RDC, notamment celles liées au Protocole de Maputo, et constitue une preuve de l’engagement du pays envers les mécanismes africains de suivi des droits humains.
Enfin, Samuel Mbemba a annoncé que ce rapport sera joint à celui relatif à la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, avant leur transmission aux instances compétentes.
Glodi Bukasa Mawila
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
