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Société

Inondations à Selembao : à Petit Pont, des habitants abandonnés face à la colère de la rivière Makelele

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Dans la commune de Selembao, précisément sur l’Arrêt Petit Pont, non loin de la prison centrale de Makala, la détresse des habitants est palpable. Après une descente sur le terrain, le constat est alarmant : plusieurs avenues, dont Masimango, Kitoko, Kinkole, etc sont régulièrement submergées à la moindre pluie. Des quartiers entiers vivent désormais au rythme des inondations, sans assistance visible des autorités, dans une commune pourtant située à proximité immédiate du centre-ville de Kinshasa.

Au cœur de cette catastrophe récurrente, la rivière Makelele. Lorsqu’elle gonfle, ses eaux débordent et envahissent les habitations environnantes, transformant rues et parcelles en véritables cours d’eau. Sur l’avenue Kitoko, au moins trois parcelles situées en aval ont été totalement abandonnées. Les familles qui y vivaient ont fui depuis les grandes inondations de 2025, laissant derrière elles des maisons englouties, des biens perdus et des vies brisées. Ceux qui sont restés vivent dans une peur permanente, chaque pluie annonçant de nouveaux dégâts.

Plus inquiétant encore, les habitants rapportent avoir subi des inondations même en l’absence de pluie locale. Le mardi dernier, alors qu’aucune précipitation n’était enregistrée à Selembao, les quartiers ont pourtant été submergés. Selon les riverains, les eaux de ruissellement provenant de communes voisines comme Ngaliema, après des pluies vers Delvaux ou UPN, convergent vers leur zone, aggravant une situation déjà critique. Un phénomène qui met en lumière l’absence d’un système de drainage efficace et coordonné à l’échelle de la ville.

Sur place, les avenues sont jonchées de boue, de déchets et de maisons abandonnées. Des familles ont été dispersées, certaines contraintes de quitter définitivement leurs domiciles faute de solutions. Les habitants dénoncent l’absence totale de curage des caniveaux, de travaux d’assainissement ou de descentes officielles depuis plus d’une année. « Nous sommes livrés à nous-mêmes », confient-ils, amers, se demandant si les autorités qu’ils ont élues se souviennent encore de leur existence.

Face à cette situation, la population de Selembao lance un appel pressant au gouvernement provincial et aux autorités urbaines. Elle réclame des actions concrètes et urgentes pour mettre fin à ce cycle de désolation : curage de la rivière Makelele, réhabilitation des avenues, aménagement des canaux de drainage et assistance aux sinistrés.

Dorcas Mwavita

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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