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Meurtre du journaliste Thierry Lole à Bunia : 2 suspects arrêtés, la traque se poursuit
Les services de sécurité ont annoncé l’arrestation de deux des quatre présumés auteurs impliqués dans l’assassinat du journaliste Thierry Banga, plus connu sous le nom de Thierry Lole, correspondant de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Une opération ciblée des services spécialisés
Selon les précisions fournies jeudi 1er janvier par le commissaire supérieur Gérard Abeli Mwangu, commandant urbain de la Police nationale congolaise (PNC) à Bunia, les deux suspects ont été appréhendés à l’issue d’une opération ciblée menée par les services spécialisés de sécurité.
« Nos services de sécurité sont parvenus à interpeller deux des quatre présumés suspects, auteurs du meurtre de notre regretté jeune frère et journaliste Thierry Lole, tué par des bandits armés d’armes blanches dans la nuit du 29 décembre 2025, à son domicile situé sur l’avenue Gouvernorat, quartier Hoho, dans la commune de Mbunya », a déclaré le commandant urbain de la PNC.
2 assaillants toujours en fuite
Le commissaire supérieur Gérard Abeli Mwangu a également indiqué que les deux autres présumés assaillants demeurent en cavale. « Les malfrats en fuite sont activement recherchés par les services spécialisés », a-t-il précisé, assurant que les opérations se poursuivent afin de les interpeller dans les plus brefs délais.
Une onde de choc dans le milieu médiatique
Poignardé à mort à son domicile, l’assassinat de Thierry Lole a provoqué une profonde émotion au sein de la communauté journalistique congolaise. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité en Ituri, une province régulièrement endeuillée par des violences persistantes, et pour exiger justice pour ce professionnel de l’information brutalement fauché.
Indignation et appel à la justice
L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), aux côtés de plusieurs organisations de défense des droits humains, a exprimé sa vive indignation face à cet acte ignoble. Elles exigent que toute la lumière soit faite sur ce crime et que les auteurs soient jugés et condamnés conformément à la loi.
Un premier pas vers la vérité
L’arrestation de ces deux suspects constitue un premier pas important vers l’établissement de la vérité et la lutte contre l’impunité. Pendant ce temps, la communauté journalistique continue de pleurer l’un de ses membres engagés, dont la disparition tragique rappelle l’urgence de garantir la sécurité des professionnels des médias en République démocratique du Congo.
Félicien MK/CONGOPROFOND.NET
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« On veut me salir politiquement ! » : Crispin Mbindule rejette les accusations de soutien aux groupes armés
Le député national Crispin Mbindule rejette fermement les accusations selon lesquelles il entretiendrait des groupes armés dans la région de Butembo, au Nord-Kivu. Face à la presse, l’élu dénonce une campagne de discrédit politique orchestrée, selon lui, pour ternir son image et réduire au silence ses prises de position sur le changement de la Constitution.
Le parlementaire affirme que son engagement auprès des militaires des FARDC et des wazalendo relève uniquement de l’effort de guerre contre les groupes armés et l’agression étrangère dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Lorsque j’achète des vivres pour les militaires FARDC et pour les wazalendo qui sont au front afin qu’ils puissent résister face à l’ennemi, le gouverneur appelle cela un soutien aux milices. C’est totalement faux », a martelé Crispin Mbindule.
Le député rappelle qu’il s’est toujours présenté comme un opposant aux rébellions ayant déstabilisé l’Est du pays, bien avant l’accession du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Il considère ainsi son implication actuelle comme un devoir patriotique et légal en tant qu’élu national.
« Aujourd’hui, comme député national, j’ai l’obligation de contribuer à l’effort de guerre. Ce patriotisme ne peut pas être transformé en accusation politique », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, Crispin Mbindule est également revenu sur ses anciennes relations avec l’actuel gouverneur militaire du Nord-Kivu. Il évoque notamment leur parcours universitaire commun ainsi que leur militantisme au sein d’une association de jeunes opposés à l’agression rwandaise.
Selon lui, leurs divergences seraient apparues lorsque le gouverneur aurait choisi de rejoindre la rébellion du RCD, alors que lui-même affirme être resté engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
« Ce débat est politique et démocratique, mais il ne doit pas conduire à la persécution des opposants d’opinion », a soutenu l’élu de Butembo.
Très critique envers les méthodes du gouvernorat militaire, Crispin Mbindule appelle les autorités provinciales à privilégier le dialogue démocratique plutôt que « la voie des menaces et des services de renseignements ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
